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Préambule
Rentrée des classes
pour les jeunes têtes blondes (du moins ceux qui ont encore une
quelconque densité capillaire) du club
DCDV en ce beau jeudi bien
pluvieux et orageux de septembre avec comme cadeau spécial des autorités
locales, un ceinturage particulièrement complet de travaux autour du
site de la dégustation.
Mais rien n’arrête un DCDVéien assoiffé par deux mois d’été sans ses
petits camarades de classe.
Et il y avait
intérêt, grâââve, à ne pas être arrêté, tant Jacques L., jeune lecteur
de Ghlin, grand malade de tennis devant l'éternel et notre hôte d’un
soir, a frappé fort, très très fort.
Muni de son bâton de
pèlerin il a sillonné pendant deux mois la « Terre du Milieu » à la
recherche de l’échantillonnage le plus complet possible de Sancerre
blancs 2008 qualitatifs pour revenir nous présenter une fabuleuse (le
mot est faible) sélection de 25 cuvées. En plus de gâter nos papilles
œnophiles, sa dame nous a régalé de nombreuses parenthèses
gastronomiques de qualité.
Résultat des courses, on n’est pas vraiment rentré tôt chez les parents
et un mot du directeur sera nécessaire à de nombreux élèves pour
justifier le retard et éviter les cartons jaunes qui l’accompagnent…
C’est vrai que terminer à 01H20 (l’heure où je suis parti, alors que les
convives les plus locaux attaquaient framptons divers et quelques
rouges), ce n’est pas de la gaudriole… mais cela reste un entrainement
adéquat pour cette future hypothétique rencontre versus les fillettes de
Gunthards que tout le monde attend, chez nous, Outre-Quievrain.
Merci Monsieur
Jacques… tu nous a offert ce jeudi un très très grand moment !
Bon, avant de passer
aux choses sérieuse et vu l’ampleur de l’édifice, un petit rappel sur la
thématique du jour s’impose, surtout pour des braves béotiens de l’AOC
comme moué… (enfin… presque).
Dégustation effectuée le
23/09/2010
  
A propos des
Sancerres Blancs et de 2008

La vigne semble
toujours avoir été présente à Sancerre et si des écrits attestent de
l’existence du vignoble dès le 6e siècle, c’est au 12e
que la région connaît un premier essor viticole sous la houlette
conjointe des moines Augustins de St-Satur et des comtes de Sancerre.
Planté majoritairement à l’époque en rouge (pinot noir), l’offensive
phylloxérique va changer les donnes et favoriser l’avènement du
sauvignon comme porte étendard de la région et c’est ce cépage qui fera
l’objet d’un premier décret AOC en 1936, suivi seulement en 1959 de son
équivalent pour le pinot noir.

Situé sur la rive
gauche de la Loire, au Nord-Est de Bourges, le Sancerrois s’étend sur
environ 2800 hectares avec une aire d’AOC qui couvre les communes de
Bannay, Bué, Crézancy, Menetou-Ratel, Ménétréol, Montigny, St-Satur,
Ste-Gemme, Sancerre, Sury-en-vaux, Thauvenay, Veaugues, Verdigny et
Vinon.
On y retrouve trois
types principaux de sols reposant sur une assise géoloquique formée au
secondaire et au tertiaire de part et d’autre de la faille de Sancerre :
- argilo-calcaires sur les collines à l’ouest (terres blanches)
- calcaires secs très pierreux au centre (caillottes)
- silices argileuses riche en silex sur les collines à l’est

Situé à égale
distance entre les Alpes et l’Atlantique, l’appellation jouit d’un
micro-climat tempéré qui ne subit ni les rigueurs continentales, ni les
effets maritimes. La pluviosité est assez faible ce qui peut occasionner
des effets de sécheresse plus importants que dans d’autres appellations
ligériennes et les gelées tardives y sont plus qu’occasionnelles.
En 2008, les
vendanges ont été assez tardives (principalement entre le 6 et le 15
octobre) sous les auspices d’une superbe arrière saison après un
printemps frais et variable et un été chaud et sec. Un peu
comme en alsace, on constate sur les blancs des acidités très franches
qui contrebalancent harmonieusement la sucrosité et le gras apportés par
des raisins bien riches.
Une grande garde semble donc au programme pour un millésime que le peut
qualifier de très beau.
Toujours en 2008
l’appellation comptait environ 400 déclarants. Environ 2200 hectares sur
les 2800 de l’AOC étaient plantés en sauvignon avec une production de
129000 hl soit un rendement moyen de 46 hl/ha. 40% des vins se sont vus
exportés.
Remerciements au site
www.vins-centre-loire.com d’où sont extraits beaucoup
d’illustrations.
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Liste et caractéristiques des vins dégustés
Les prix indiqués sont ceux pratiqués au domaine.
1. Dom. Vincent Delaporte –
Sancerre blanc 2008 (7,8 eur)

Issu de
20 parcelles majoritairement de silex et calcaires à Chavignol ; rendement 58
hl/ha ; fermentation et élevage en cuves inox.
2. Dom. Fouassier –
Sancerre blanc «Les Chailloux» 2008
(8,4 eur)

Vignes
de 15 ans en biodynamie, issues de parcelles argileuses à silex à Sancerre ;
rendement 50 hl/ha ; fermentation et élevage en cuves inox.
3. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre
blanc «Florès» 2008
(10,2 eur)

Vignes
de 27 ans en démarche bio, issues de caillottes à Bué ; rendement 50 hl/ha ;
fermentation et élevage en cuves inox.
4. Dom. Fouassier –
Sancerre blanc «Les Grands Champs» 2008
(8,1 eur)

Vignes
de 15 à 25 ans en biodynamie, issues de parcelles calcaire de Buzançais à
Sancerre ; rendement 50 hl/ha ; fermentation et élevage en cuves inox.
5. Dom. Gérard Boulay –
Sancerre blanc «Tradition» 2008
(10 eur)

Jeunes
vignes en bio, issues de parcelles argilo-calcaires sur Bué et de caillottes sur
Chavignol ; rendement >50 hl/ha ; fermentation et élevage en cuves inox.
6. Dom. Fouassier –
Sancerre blanc «Clos Paradis» 2008
(8,4 eur)

Vignes
de 15 à 35 ans en biodynamie, issues de 3 parcelles calcaires du Buzançais et de
calcaires lités ; rendement 50 hl/ha ; fermentation et élevage en cuves inox.
7. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «La Moussière» 2008
(17 eur)

Vignes
de 4 à 40 ans en biodynamie, issues de
Marnes de Saint-Doulchard
(caillottes) ;
rendement 53 hl/ha ; fermentation 50 % en cuves, 50% en barriques neuves.
8. Dom. Henri Bourgeois –
Sancerre blanc «La Côte des Monts Damnés» 2008
(12,6 eur)

Vignes
de 35 à 45 an, issues de marnes Kimméridgiennes et argilo calcaires sur la côte
des Monts Damnés à Chavignol; fermentation et élevage en cuves inox.
9. Dom. Vincent Delaporte
– Sancerre blanc «Cuvée Maxime» 2008
(11,2 eur)

Vieilles
vignes de plus de 50 ans, issues sols argilo-calcaires à Chavignol; rendement 48
hl/ha ; fermentation et élevage en barriques de 1 à 3 vins.
10. Dom. François Crochet
– Sancerre blanc «Exils» 2008
(13 eur)

Jeunes
vignes issues de sols à silex à Thauvenay; rendement 37hl/ha ; fermentation
pour 80 % en cuves
et 20 % en fûts neufs
11. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Nuance» 2008
(13,5 eur)

Vignes de 40 ans en bio
issues de caillottes sur le village de Bué; rendement 45 hl/ha ; fermentation et
élevage
pour 2/3 en cuves et 1/3
en fûts d’un an.
12. Dom. du Carrou –
Sancerre blanc «La Jouline» 2008
(13,5 eur)

Vignes
de 45 à 50 ans en lutte raisonnée issues de caillottes sur le village de Bué;
rendement 45 hl/ha ; fermentation et élevage pour 60
% en cuves et 40 % en fûts d’un an.
13. Dom. Pascal & Nicolas
Reverdy – Sancerre blanc «Les Anges Lots» 2008
(13,5 eur)

Vignes
de 50 ans et plus en lutte raisonnée issues de sols argilo-calcaires (terres
blanches) à Maimbray; rendement <40 hl/ha ; fermentation et élevage pour
en cuves bois.
14. Dom. Gérard Boulay –
Sancerre blanc «Clos de Beaujeu» 2008
(22,1 eur)

Données techniques : vignes
de 40 ans en bio, issues de parcelles argilo-calcaires et marneuses recouvertes
de cailloutis sur
le secteur de Chavignol dit « Le Cul de Beaujeu » orienté Est/Sud-est avec une
pente atteignant 60%;
rendement 50hl/ha ; fermentation et élevage en futs de plusieurs vins.
15. Dom. Pascal Cotat –
Sancerre blanc «Les Monts Damnés» 2008
(17 eur)

Données techniques : vignes
de 35 ans en viticulture raisonnée, issues de terres blanches en forte pente sur
la colline des Monts Damnés à Chavignol, vendangées à la limite de la
surmaturité ;
rendement nc ; fermentation et élevage en vieux futs de 80 ans.
16. Dom. François Cotat –
Sancerre blanc «Les Monts Damnés» 2008
(27 eur)

Données techniques : vignes
de 35 ans et plus en viticulture raisonnée, issues de terres blanches en forte
pente sur la colline des Monts Damnés à Chavignol;
vendanges au treuil, rendement nc ; vinification traditionnelle, élevage
en demi-muids d'au moins 8 ans d’âge, avec aussi quelques fûts portugais de plus
de 30 ans. Intervention minimale.
17. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Harmonie» 2008
(19,2 eur)

Données techniques : vignes
de 45 ans en bio issues des parcelles Chêne Marchand et Grand Chemarin reposant
sur des caillottes près village de Bué; rendement 45 hl/ha ; fermentation et
élevage pour 1/3 en
cuves et 2/3 en fûts neufs.
18. Dom. Gérard Boulay –
Sancerre blanc «Monts Damnés» 2008
(15 eur)

Données techniques : vignes
de 35 ans en bio, exposées plein sud, issues de terres blanches en forte pente
sur la colline des Monts Damnés à Chavignol; rendement 50 hl/ha ; fermentation
en
barriques non neuves . Le vin est soutiré après la fermentation, remis en pièces
de 300 litres pour un élevage sur lies fines de 12 mois, puis quelques mois en
cuve avant la mise en bouteilles.
19. Dom. François Cotat –
Sancerre blanc «La Grande Côte» 2008
(27 eur)

Données techniques : vignes
de 45 ans et plus en viticulture raisonnée, issues de terres blanches sur la
Grande Côte (exposition Nord avec une pente de 30%) à Chavignol
;
rendement nc ; Vinification traditionnelle, élevage
en demi-muids d'au moins 8 ans d’âge, avec aussi quelques fûts portugais de plus
de 30 ans. Intervention minimale.
20. Dom. Pascal Cotat –
Sancerre blanc «La Grande Côte» 2008
(17 eur)

Données techniques : vignes
de 45 ans en viticulture raisonnée, issues de terres blanches sur la Grande Côte
(exposition Nord avec une pente de 30%) à Chavignol;
rendement nc ; fermentation et élevage en vieux futs de 80 ans.
21. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Chêne Marchand» 2008
(25 eur)

Données techniques : vignes
de 40 ans en bio issues d’une sélection parcellaire dite Chêne Marchand reposant
sur des caillottes près village de Bué; rendement 45 hl/ha ; fermentation et
élevage en futs
dont 50% de neuf et en cuve inox.
22. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «Satellite» 2008
(28 eur)

Données techniques : vignes
de 40 à 77 ans en biodynamie, issues 4 parcelles argilo-calcaires à Chavignol
avec une exposition sud-sud-est
; rendement 48 hl/ha ; fermentation et élevage 60% en futs neufs et 40
% en cuves inox .
23. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Petit Chemarin» 2008
(25 eur)

Données techniques : vignes
de 40 ans en bio issues d’une sélection parcellaire dite Petit Chemarin reposant
sur des caillottes près village de Bué; rendement 45 hl/ha ; fermentation et
élevage en futs
dont 25% de neuf et en cuve inox.
24. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «Edmond» 2008
(32 eur)

Données techniques : vieilles
vignes de 40 à 90 ans en biodynamie issues de la Moussière sur des marnes
de Saint-Doulchard (caillottes)
avec une exposition sud-sud-ouest
; rendement 41 hl/ha ;
fermentation et élevage 60% en futs neufs et 20 % en futs d’un vin et 20 % en
futs de deux vins.
25. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «Génération XIX» 2008
(28 eur)

Données techniques : vieilles
vignes de 40 à 90 ans en biodynamie issues de la Moussière sur des marnes
de Saint-Doulchard (caillottes)
avec une exposition sud-sud-ouest
; rendement 45 hl/ha ;
fermentation et élevage en cuves tronconiques.
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La dégustation
Les vins ont été
dégustés tous à l’aveugle par paire, servis très frais au alentours de
6°C.
Le tableau ci-dessous résume les appréciations du groupe

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Patrick B.
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Premiers échanges de balles... la finale
s'annonce chaude, le public a largement rempli les gradins du Central,
les champions rentrent dans l'arène... dans les allées, les derniers
attablés au zinc accélèrent le rythme... on entend la foule frémir. Le
n°1 mondial, Francky respire le calme et la confiance mais son fidèle
trainer, Jehan, a le masque, la partie se jouera en 25 sets, sans
tie-break, avec deux seuls changements de côté... il le sait que ce sera
dur, même pour son colosse fraichement auréolé du titre de "Champion"
2010.
En face, après deux mois de break, le vétéran Vincent n'a rien a
perdre... il a tout connu, des rencontres les plus tendues aux débats
les plus longs... il est "prêt" et son entraineur, Jacques L., dit
Jacquot Sancerre, le sait : sur la durée, son poulain sait la contre...
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1. Dom. Vincent Delaporte –
Sancerre blanc 2008
La robe est jaune-vert très clair. Le nez est très fermé, en partie du à la
fraicheur de service. A l'ouverture on retrouve des fruits blancs, du citrus, un
peu de floral, globalement c'est aussi très frais. En bouche, l'acidité domine
l'attaque presque perlante. Quand l'équilibre s'installe, on est, en dehors des
aromes du nez, un peu perturbé par un côté bonbon qui descend d'un niveau la
très bonne impression donnée par ce vin.. La finale est simple, sur le registre
du fruité sec et le tout reste très désaltérant. Un bon rapport qualité-prix
pour commencer une dégustation très prometteuse. (note personnelle : 14/20
; note moyenne : 13,8/20 ; rang : 22e) |
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2. Dom. Fouassier –
Sancerre blanc «Les Chailloux» 2008
La robe est jaune -doré clair. Le nez est assez ouvert, d'une complexité
intéressante entre végétal (foin), agrumes, et beurré. L'attaque de bouche est
bien vive mais très rapidement des agrumes un peu trop ronds et gras prennent
les choses en main. La finale confirme cette impression sphérique pas toujours
précise... il n'y a non plus pas de quoi tuer la bête sur le champ. (note
personnelle : 13/20 ; note moyenne : 13,4/20 ; rang : 24e)
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3. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre
blanc «Florès» 2008
Le vin a revêtu des habits de jeune fille pure, tant la robe est très claire. Le
nez est intense, net et frais avec des impressions de citron doux, de petites
fleurs et une pointe de variétal. Malgré une tension énorme, la bouche est
marquée par un bel équilibre sur le fruit frais, probablement par un effet de
balance des sucres, bien mieux intégrés ici que pour le vin précédent. La finale
propose une longueur plus qu'intéressante , fraiche, droite et complexe avec le
fruit en maître de chais. Très beau vin, pour une entrée de gamme. (note
personnelle : 15/20 ; note moyenne : 14,7/20 ; rang : 15e)
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4. Dom. Fouassier –
Sancerre blanc «Les Grands Champs» 2008
La robe est jaune-clair assez marquée. Le nez est puissant, riche voire
sucraillon, sur l'exotique (mangues) et un végétal qui confère
un côté très musclé.
L'attaque est vive et perlante, et comme pour le vin précédent, le fruit prend
le relais avec plus de rondeur et moins de complexité, mais cela reste net, bien
fait, gourmand, même et la finale est assez appréciée sur ce dernier caractère.
Beau vin, sans atteindre d'extase. (note personnelle : 14,5/20 ;
note moyenne : 13,8/20 ; rang : 22e)
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5. Dom. Gérard Boulay –
Sancerre blanc «Tradition» 2008
La robe est jaune claire et
le nez d'emblée bien intense, plus sur le registre fruité entre exotisme et
fruits blancs. La bouche est très équilibrée avec une acidité moins cinglante
mais des agrumes citriques plus secs aussi, le tout sur le registre de la
finesse. La finale est la plus longue rencontrée jusqu'ici, toujours sur la
netteté et la finesse, sans la moindre rondeur. Un bien beau vin. (note
personnelle : 15/20 ; note moyenne : 14,3/20 ; rang : 17e) |
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6. Dom. Fouassier –
Sancerre blanc «Clos Paradis» 2008
La robe est jaune-vert clair. Le nez est intense, d'abord végétal (herbe
mouillée), puis plus fruité vers les pèches et les poires. L'équilibre est plus
sur la rondeur que la tension
franche avec des aromes plus citriques qu'au nez. La finale , assez longue a
plus de droiture que le milieu de bouche avec un citrique charnu bien présent et
la rondeur est assez plaisante. Pas mal, surtout pour 8,4 euros. (note
personnelle : 14/20 ; note moyenne : 14,3/20 ; rang : 17e) |
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Le match a débuté... Après une courte période
d'observation, les jeux défilent. Profitant de la fraicheur apportée par
une fine brise automnale, Francky, la star des lieux, ne s'en laisse pas
compter. Son jeu est exubérant, presque perlant, la soif du public est
pleinement rassasiée. On lit quand même dans les yeux de Jehan... pourvu
que ca dure... c'est sur la longueur que tout va se jouer. En face,
Vincent, le vieux baroudeur des sols naturels a compris, il laisse
faire... Son Jacquot d'entraineur lui a inculqué la patience, il reste
tapis dans l'ombre, tel un fin renard à l'affut. |
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7. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «La Moussière» 2008
La robe est dorée avec des
reflets verts. Le nez est assez intense et finesse et complexité semblent, en
toute discrétion, prendre le pas sur la puissance. Lentement un beau bouquet
entre floral et fruits blancs s'installe pour ne jamais nous quitter,
principalement en bouche où il s'agrémente d'une fraicheur marquée mais subtile,
d'une salinité que l'on a plaisir à retrouver. il faut noter aussi la très belle
intégration du bois. Tout le monde pense au "premier vin de terroir" de la
soirée. La finale confirme entre finesse et longueur. Très beau vin.
(note personnelle : 16/20 ; note moyenne : 15,6/20 ; rang : 11e) |
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8. Dom. Henri Bourgeois –
Sancerre blanc «La Côte des Monts Damnés» 2008
La robe est or-vert clair. Le
nez est assez intense, frais et droit avec des notes variées de fumé, de
pamplemousse, de fruits exotiques et une pointe de végétal. On atteint pas la
finesse du vin précédent. Confirmation en bouche où on retrouve le schéma de
certains premiers vins de la soirée, soit une certaine dissociation antre
acidité perlante et un fruit un poil trop rond agrémenté de notes levurées. La
finale est au diapason, pas toujours précise, alors que la matière semble bien
présente. A attendre, à mon humble avis, mais pour le moment en deçà de ce que
l'on peut attendre d'un Monts Damnés. (note personnelle : 13,5/20
; note moyenne : 14/20 ; rang : 21e)
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9. Dom. Vincent Delaporte
– Sancerre blanc «Cuvée Maxime» 2008
La robe est dorée très claire
et on est vite sous la coupe d'un nez très puissant mais technique qu'un floral
présent a du mal à rendre plus artisanal. La bouche est marquée par une belle
attaque acide suivi d'un équilibre assez charnu, mais à nouveau des aromes
lacté, coco et caramel viennent un peu fouttre le brin. Techniquement la finale
est pas mal (on sent qu'i y a du travail et de la matière), mais
l'aromatique met le terroir en touche. L'aile moderniste du groupe semble
apprécier, en conférant à ce vin beaucoup de potentiel, cela se doit d'être
signalé. Je reste sceptique et sévère et me prenant pour le Charlebois des
lieux, je clame "J'veux du terroir!". (note personnelle : 13/20 ;
note moyenne : 14,6/20 ; rang : 16e) |
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10. Dom. François Crochet
– Sancerre blanc «Exils» 2008
Au commencement, il y a la
robe, jaune-vert clair, nette et sans bavures. Et puis il y a le nez assez fin,
pas massif, frais sur des notes mentholées. et enfin, il y a la bouche. Alors ,
on peut aimer l'acidité (je fais largement partie de la secte), mais, c'est
comme pour la guindaille, il y a des limites! Ce machin est profondément
déséquilibré et c'est pas le fruit grossier et sucrosé qui sauve le débat. La
finale est presque métallique. (à noter, que un des plus fins palais du groupe,
lui, trouve cela pas mal). Pour moi, c'est pas à jeter, mais s'il y avait pas le
sucre, ca serait pas mal pour l'argenterie. Ah oui, exils c'est l'anagramme de
silex... et bien, visiblement, ils ont été emportés dans un lointain exil, les
silex. (note personnelle : 11/20 ; note moyenne : 11,6/20 ;
rang : 25e)
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11. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Nuance» 2008
La robe est verte légèrement
dorée. Après une légère impression de volatile, c'est le floral qui domine ce
nez puissant avec aussi une petite pointe de chaleur. La bouche est bien
équilibrée entre acidité bien tendue et fruit ou l'on retrouve pas mal
d'exotisme, du coing compoté, de la mangue mais le sucre n'est visiblement pas
encore intégré, ce qui surprend un peu pour ce Pinard (ca, évidemment, fallait
que je la fasse). La finale est bien longue ce qui confirme son origine mais
aussi assez lourde ce qui confirme les précédentes observations. Nuançons nos
propos et attendons. (note personnelle : 13,5/20 ; note moyenne :
14,3/20 ; rang : 17e)
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12. Dom. du Carrou –
Sancerre blanc «La Jouline» 2008
La robe est assez classique
de la soirée, jaune-vert clair. Retour à un peu plus de discrétion et de finesse
au nez avec une belle palette aromatique de menthe, de thé, d'agrumes et de
minéral. La bouche confirme tout cela. Après une attaque bien tendue,
l'équilibre s'installe sur la finesse et la minéralité, alors qu'on perçoit une
grosse matière qui donne beaucoup de potentiel à ce vin, surtout la longue
finale entre fruit, fraicheur et à nouveau, minéralité. Un vin de classe,
distingué que cette réalisation de Dominique Roger... le public ne s'y trompe
pas. (note personnelle : 16/20 ; note moyenne : 16,2/20 ;
rang : 7e) |
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La brise s'est effacée au prix d'une
chaleur typique de l'été indien des bords du St-Laurent avant les grands
froids. A-t-il mal géré ses ressources hydriques, mais depuis quelques
jeux, les fautes un peu grossières s'accumulent dans le jeu du champion
en titre. Si le score reste équilibré, on sent la baisse de régime et
c'est la paupière un peu tombante que Francky rejoint le banc au
changement de côté. Son coach baille lui aussi... la saison a été
longue, comme cette journée qui a, à peine, atteint sa moitié. Il sent
que le tournant tant redouté est proche. Effectivement, Vincent, en
face, affiche cette douce maîtrise qui fait tomber les filles. Le
tournant est proche, Jacques, son coach sent que la partie est en train
de se gagner pour de bon.
Le public, lui sait qu'on est rentré dans le vif du sujet et que chaque
jeu gagné à l'adversaire sera lourd de conséquences.
Sentant que, là, rien est fait, Francky remonte tendu sur le terrain, et
suite à une malheureuse faute de pied signalée sans la moindre pitié, il
s'en prend vertement à l'arbitre !
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13. Dom. Pascal & Nicolas
Reverdy – Sancerre blanc «Les Anges Lots» 2008
La robe est jaune-doré assez
clair. Le net est net, intense puissant, assez sur le registre du variétal avec
des notes citriques, du végétal etune pointe de douceur. La bouche est très
marquée par l'acidité au point d'être un peu déséquilibrée. Côté arômes, le
citrus vert est dominateurmais une pointe de rondeur apporte une pointe de
suavité salvatrice. On sent le vin qui doit encore se faire et c'est confirmé
par la finale un peu mouvante, une fois sur la fraicheur, une fois sur la
rondeur. a revoir... mais c'set pas le Nirvana, actuellement même si c'est
propre sur soi. (note personnelle : 14/20 ; note moyenne :
14,3/20 ; rang : 17e) |
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14. Dom. Gérard Boulay –
Sancerre blanc «Clos de Beaujeu» 2008
La robe est jaune extrêmement pâle. Le nez est net, bien ouvert complexe et nous
offre un très beau silex agrémenté de multiples notes florales.
La bouche propose un équilibre parfait avec sa tension très bien intégrée, un
fruit citrique plus gourmand que pointu et toujours la belle minéralité du nez.
La finale est longue, élancée, saline. On monte d'un cran, visiblement. Très
beau vin ! (note personnelle : 16,5/20 ; note moyenne : 16,5/20
; rang : 6e) |
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15. Dom. Pascal Cotat –
Sancerre blanc «Les Monts Damnés» 2008
Premier match dans le match entre Cotat et c'est Pascal qui ouvre le feu sur les
"Mont Damnés". Pour les deux vins, servis ensemble, la robe est jaune-vert assez
pâle. Le nez est d'abord très fermé. Après plusieurs minutes d'aération c'est la
finesse florale qui s'impose. La bouche est droite, tendue, sur les agrumes
citriques et l'écorce d'orange. lentement, surtout en fin de bouche et dans le
cadre d'une assez belle longueur, un salin subtil marque le palais, mais une
pointe d'amertume un peu poivrée le perturbe tout autant. En devenir. (note
personnelle : 15,5/20 ; note moyenne : 15,8/20 ; rang : 10e)
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16. Dom. François Cotat –
Sancerre blanc «Les Monts Damnés» 2008
Le nez est ici bien plus
expressif, à la fois sur le citrus et sur la minéralité. La bouche est aussi
bien plus structurée, dans le registre de la finesse, toutefois et au
pamplemousse rose, le silex répond présent. La finale est aussi plus longue avec
une impression de terroir plus marquée. La classe est en train de s'exprimer.
maintenant, des deux, lequel sera le plus au top dans 5 ans.... Match de
qualité à suivre. (note personnelle : 16/20 ; note moyenne :
16/20 ; rang : 9e)
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17. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Harmonie» 2008
La robe est jaune pale avec
des reflets verts. le nez est intense, net mais déroutant. en fait toute trace
de cépage sauvignon semble effacée au profit de quelque chose qui se rapproche
très fort d'un chardonnay chablisien de grande classe. Vous me suivez ?
L'attaque de bouche est très tendue mais très vite l'équilibre s'installe pour
donner un petit bijou de plénitude sérieuse, de gourmandise mesurée avec toute
la palette des agrumes qui défile et la pierre qui vient cogner au-dessus. La
finale est grandiose , longue , fine, saline, oui vraiment en "Harmonie".
Splendide vin et un de mes coups de coeur de la soirée. (note personnelle
: 17/20 ; note moyenne : 16,8/20 ; rang : 4e)
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18. Dom. Gérard Boulay –
Sancerre blanc «Monts Damnés» 2008
La robe est semblable au
précédent et le nez part sur le même registre, pile poil, sauf que la pierre est
encore plus partie prenante. En bouche, si l'acidité est comparable en tous
points avec le précédent "harmonie", on est sur un registre un peu plus gras,
plus riche avec des aromes de caramel qui viennent s'ajouter au fruit et à la
pierre. La longueur est ici aussi très marquante, un tantinet sur plus d'amers.
Un grand vin et certainement mon meilleur Monts Damnés de la soirée. Pas
obligatoirement l'avis de tout le monde (note personnelle : 16,5/20
; note moyenne : 15,5/20 ; rang : 11e)
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Le vent a définitivement tourné, le champion au
bord de la déchéance se traine le long des lignes. Il a perdu toute
perception de la réalité. Et pourtant, il le sait, le pire reste à
venir. Face à lui, le terroiriste Vincent savoure doucement l'ébauche de
sa victoire totale. Un Ace par ci, une amortie à peine prenable par
là... le plaisir ne s'use que si l'on Sancerre trop vite. Pour qui sont
ses services qui sifflent sur ma tête se dit Francky au bord de
l'apoplexie. Jehan a jeté le gant, il est retourné dans les allées à ses
premiers amours : le zinc. Mieux vaut un ptit ballon qu'un champion
dézingué. Le public, lui, exulte encore plus, toute mise à mort dans
l'arène du Central, c'est comme un tout grand cru qu'on déflore. |
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19. Dom. François Cotat –
Sancerre blanc «La Grande Côte» 2008
Deuxième Cotat's Face to Face
de la soirée et ici aussi match nul pour la robe , définitivement jaune pâle.
Le nez est bien ouvert assez végétal, marqué aussi par le caillou et des
effluves de thé. En bouche, après une lame de fond surtendue, c'est la puissance
qui parle. assez classique sur les aromes, avec une pointe un peu trop
chaleureuse à mon avis. Si la race est présente sur la finale, je reste un peu
perplexe par les côtés à la fois amers et asséchants de celle-ci. Comme dit le
prof au premier bulletin, c'est bien mais peut mieux faire. (note
personnelle : 15/20 ; note moyenne : 15,5/20 ; rang : 13e) |
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20. Dom. Pascal Cotat –
Sancerre blanc «La Grande Côte» 2008
Le nez est ici encore plus
végétal que son congénère, puis on vire sur plus de complexité : pierre, tabac,
boîte à cigare, mais aussi fruit citrique. En bouche, tension et grosse matière
se partagent l'enjeu. Comme tel, cela paraît encore rond, massif, mais il y a un
"quelque chose" qui marque la différence de manière positive vis à vis du
concurrent direct, principalement sur la finale très prometteuse. Encore un peu
dissocié ... mais grand !(note personnelle : 15,5/20 ; note
moyenne : 16,3/20 ; rang : 7e) |
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21. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Chêne Marchand» 2008
La robe est jaune-vert assez
clair. Au nez, on retrouve le duo pierre et citrus, sans que cela soit pour
autant très expressif. On retrouve ce couple en bouche, agrémenté d'une acidité
solide, d'une matière qui paraît plus que travaillée, avec quelquefois une
pointe de bonbon.. La finale est dense, longue, presque asséchante, tant le côté
pierreux mène le bal. On sent la race mais la grande jeunesse aussi. A revoir.
(note personnelle : 15,5/20 ; note moyenne : 16,7/20 ; rang :
5e)
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22. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «Satellite» 2008
La robe est jaune or bien
plus marquée que pour les vins précédents. Le nez est intense, complexe avec des
aromes citriques désormais classiques, mais aussi avec du floral et surtout des
notes de sous-bois, de champignon qui viennent cohabiter avec du silex. Un des
plus beaux "bouquets" de la soirée ! La bouche est droite, longiligne, d'une
pureté étonnante et les aromes du nez sont rappelés avec beaucoup de finesse en
milieu de bouche. La finale ne déroge pas, fine, longue, tout en salinité. Un
tout grand vin, le plus abouti de la dégustation.
(note personnelle : 18,5/20 ; note moyenne : 17,8/20 ; rang :
1er)
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23. Dom. Vincent Pinard –
Sancerre blanc «Petit Chemarin» 2008
Comme pour Chêne Marchand, ce
Petit Chemarin joue la transparence jaune-vert sur l'habit de bal. Le nez est
atomique de puissance. Si le côté sauvignon est perceptible, on est aussi face à
un Everest de fruits exotiques (ananas,...), allusion montagneuse facile tant
l'autre grand vecteur est la minéralité. La bouche confirme cette impression
mégalithique saline et travaillée, d'une énorme richesse. La finale reste saline
indéfiniment, avec une pointe d'amertume crayeuse pour clore les débats. C'es
djeune de djeune mais potentiellement enAUrme.
(note personnelle : 17/20 ; note moyenne : 17,3/20 ; rang :
3e)
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24. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «Edmond» 2008
La robe est jaune or encore
assez pâle. Le nez repart à nouveau sur la puissance, mais ici, le fruit (blanc)
et le floral viennent s'ajouter au tableau citri-exotico-pierreux. Vu la
jeunesse, l'élevage est présent mais paraît très maîtrisé. La bouche, de par sa
tension et sa matière, me renverse littéralement. Après tant de beaux vins
dégustés, ici, c'est l'apothéose de la concentration minérale. C'est beau, c'est
grand, c'est un univers à lui tout seul.
(note personnelle : 19,5/20 ; note moyenne : 17,5/20 ; rang :
2e)
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25. Dom. Alphonse Mellot –
Sancerre blanc «Génération XIX» 2008
Même robe que pour le vin
précédent mais un nez franchement sur l'élevage et avec des aromes de
chardonnay... C'est puissant, certes, mais moins captivant qu'Edmond. La bouche
est puissante en fraicheur et en extrait mais l'élevage rend le vin presque
tannique et asséchant surtout en finale... to much to young !
(note personnelle : 15,5/20 ; note moyenne : 15/20 ; rang :
14e)
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Long fut le combat et tout autant grandiose, il fut... Le vieux lion
a une fois de plus fait plier le fringant roseau... et pourtant,
jusqu'au dernier souffle de bête blessé, Francky a lutté. mais on
apprend pas à un vieux singe, comment appréhender un tel marathon... Le
public se lève, supplie l'empereur d'accorder la vie au vaincu, la
couronne au vainqueur. Et comme le dit Master Card, un évènement
historique n'a pas de prix !
Conclusions :
Que dire après tout
cela ? Difficile, de s'exprimer globalement, en fait. Je retiendrai les
très beaux rapports qualité-prix des premiers vins, très
rafraichissants, la difficulté qu'ont certains vins de milieu de gamme
de se situer entre les premiers et les cuvées d'exception. Quand aux
grandes cuvées, particulièrement de Mellot et Pinard, si elle sont
encore très voire trop jeune, on imagine leur qualité énorme dans ce
millésime.
Enfin et surtout, rarement sancerres en tel nombre ont si peu
sauvignonné, preuve que le terroir n'est pas une hallucination sur les
vins de classe.
Merci Jack... ce
coup-là, il va rester longtemps marqué dans nos mémoires...! |
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Arnaud
1)
Domaine Vincent Delaporte
Nez jeune sur les fruits blancs, belle fraîcheur. La
bouche est assez ronde, arômes de pommes et de poires
bien présentes, très agréable, compagnon idéal pour
l’apéro.
2) Domaine Fouassier "Les Chailloux"
Le
nez s'ouvre sur des arômes plus riches et concentrés
avec un fruité discret. Bouche agréable, plutôt grasse,
un peu lourde. Longueur correcte. Bien mais manque de
charme.
3) Vincent Pinard "Flores"
Robe aux reflets très pâles. Le nez est bien net, fruité
et délicat. La bouche joue dans le même registre
délicat, terminant sur une belle longueur citrique.
J’aime beaucoup.
4) Domaine Fouassier "Les Grands Champs
Nez expressifs sur les fruits exotiques avec une pointe
de minéralité. La bouche est gourmande tout en rondeur.
5) Gérard Boulay -Tradition
Robe jeune, aux reflets verts pâles. Un beau nez, bien
net. La bouche est plaisante, fine sur des arômes de
fruits jaunes concentrés. Longueur intéressante.
6) Domaine Fouassier "Clos Paradis"
Le
nez est sur des fruits bien mûrs. La bouche présente une
belle rondeur, bien cadrée qui en fait à la fois un vin
gourmand et bien structuré. J'aime bien.
7) Alphonse Mellot "La Moussière"
Beau nez alliant fruits, minéralité et un côté floral.
La bouche est plaisante, ronde avec des arômes
d’oranges, d’épices, belle finale bien que pour faire le
difficile je la trouve un poil trop courte. Très bien.
8) Henri Bourgeois "La Côte des Monts Dannés"
Certes c’est bon, plaisant, fruité, ça ne manque pas de
corps. C’est même plutôt démonstratif. Un goût de
« trop », un peu typé sauvignon du Nouveau monde,
l’élevage sans doutes. Manque de typicité.
9) Domaine Vincent Delaporte " cuvée maxime"
Nez bien fait, arômes florales et de fruits blancs. La
bouche présente un beau volume et est bien structuré,
belle palette aromatique
10) François Crochet "Exils"
Au
nez, c’est mentholé, la bouche est quant à elle acide de
chez acide. Déplaisant.
11) Vincent Pinard "Nuance"
Belle finesse sur le nez, avec des arômes de fleurs et
de fumé. La bouche est généreuse, un peu trop sucrée à
mon goût. La finale se montre un peu chaude.
12) Domaine du Carrou - Dominique Roger - "La
Jouline"
Premier gros coup de cœur de la soirée. Point exubérant,
le nez joue le jeu de la finesse et du distingué. Bouche
se montre droite, délicate avec un superbe équilibre et
une très belle finale. J'adore.
13) Pascal et Nicolas Reverdy "Les Anges Lots"
Nez prometteur, net, ciselé. Pointe d’orange. La bouche
déçoit un peu avec un léger déséquilibre sucré. Dommage
14) Gérard Boulay " Clos de Beaujeu"
Nez qu’il faut d'abord aller chercher. Par la suite, le
vin s'ouvre admirablement et délivre de beaux arômes
minéraux (silex). Bouche droite, longue aux arômes
plutôt fruités.
15) Pascal Cotat "les Monts Damnés"
Nez sur les fruits jaunes. Bouche droite, sur des arômes
de fruits fins, finale longue sur l’orange.
16) François Cotat "Les Monts Damnés"
En
comparaison avec le vin précédent, le nez est ici
beaucoup plus expressif. la bouche elle aussi se dévoile
plus riche, plus longue. Grand potentiel.
17) Vincent Pinard "Harmonie"
Un
vin qui dés le nez démontre un côté gourmand, fruité,
avec des notes d'épices. La bouche est ronde mais
précise. Elle garde de la fraîcheur, le boisé est
perceptible mais sans excès, bien au service du vin.
Deuxième gros coup de cœur.
18) Gérard Boulay "Les Monts Damnés"
Au
nez, on retrouve des arômes gourmandes, légèrement
grillées-toastées, avec un boisé élégant. Cela me fait
penser à un chardonnay. La bouche est riche et fruité,
plus amer, une acidité finale un tantinet trop forte
pour mon goût.
19) François Cotat " La Grande Côte"
Nez intéressant où se mêlent des arômes citriques et de
caramel. La bouche présente une attaque droite, fraîche
puis délivre sa puissance mais retombe un peu en fin de
bouche.
20) Pascal Cotat "La Grande Côte"
Nez dévoile une belle complexité, très aromatique. La
bouche ne déçoit pas, de la matière, de la rondeur,
gardant une belle trame et la finale est longue, très
longue. J'aime.
21) Vincent Pinard "Le Chêne Marchand"
Encore un Pinard (sans mauvais jeu de mot), on monte
encore d'un cran par rapport à la cuvée "Harmonie, c'est
encore plus complexe, plus riche, plus fruité. Le boisé
est tout aussi bien intégré. C'est précis, équilibré.
J'adore.
22) Alphonse Mellot " Satellite"
Un
nez distingué, aux senteurs florales, de pêche et de
citron. La bouche est ciselée d'une remarquable
précision. Il y a de la matière, du fruits, le bois est
perceptible, la finale est longue. C'est redoutable.
23) Vincent Pinard "Petit Chemarin"
Nez extrêmement jeune, l'élevage est perceptible. La
bouche est complexe, pure, serrée, minérale-crayeuse.
Encore une grande bouteille.
24) Alphonse Mellot "Edmond"
Beau vin à nouveau, premier nez floral puis sur les
fruits blancs, terriblement séducteur. Bouche riche,
d'une grande jeunesse, fruitée, marquée encore par son
élevage certes mais d'une belle finale toute minérale
.Grand vin et quel potentiel.
25) Alphonse Mellot "Génération XIX"
La
fatigue se fait sentir, la série a été longue, je goûte
moins bien ce vin que les précédents. Je suis dérangé au
nez et en bouche par le bois. Les plus tenaces du groupe
apprécient néanmoins. A la découverte de l'étiquette,
légère déception quand même.
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