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Pour
ouvrir cette première saison officielle de DCVD, la
volonté était de frapper haut et fort... Suite à une
intéressante suggestion de Vincent susurrant le terme
"Goutte d'Or", le domaine du Clos Naudin de Philippe
Foreau s'imposait donc presque naturellement.
Plutôt
que de battre campagne auprès de nos cavistes préférés
ainsi que dans les tréfonds des caves de nos gentils
membres, on s'est plutôt dit : "pourquoi ne pas aller
trouver le principal intéressé et lui demander s'il
devait faire une grande et belle dégustation, quels
seraient les vins qu'il suggèrerait.
Voici,
à un ou deux flacons près ce qui Philippe Foreau nous
suggéra :
01.
Vouvray Brut - Méthode Traditionnelle 2002
02. Vouvray Brut - Méthode Traditionnelle 1995
03. Vouvray Sec 2007
04. Vouvray Sec 2002
05. Vouvray Demi-sec 2005
06. Vouvray Demi-sec 1996
07. Vouvray Moelleux 1996
08. Vouvray Moelleux 1997
09. Vouvray Moelleux 2003
10. Vouvray Moelleux 2005
11. Vouvray Moelleux Réserve 2005
12. Vouvray Moelleux Réserve 1997
13. Vouvray Moelleux Réserve 2003
14. Vouvray Moelleux Réserve 1989
15. Vouvray Moelleux 1ère Trie 1989
16. Vouvray Moelleux Réserve 1990
17. Vouvray Goutte d'Or 1947
Une
liste de rêve... assurément!
Vu les
prix souvent plus abordables qu'on ne peut le penser et
qu'il ne faut jamais se priver, l'affaire fut réglée et
le dépucelage de la chose entériné à ce jeudi
17/09/2009, occasion pour notre groupe de découvrir les
locaux définitifs de DCVD, pour lesquels, il nous faut
d'emblée remercier la gentille propriétaire de nous les
mettre à disposition.
Avant
le jour dit de l'office, une question me trottait en
tête depuis deux, trois mois : Allait-on vivre une
intensité dégustative aussi splendide que la liste
formelle des vins ci-dessus. Réponse ci dessous... après
un bref rappel sur le domaine et son propriétaire...
Dégustation effectuée
septembre 2009
  
Le Domaine du Clos Naudin et
Philippe Foreau
Le Clos
Naudin
14, rue de la Croix Buisée
37210 Vouvray
Tel : 00 33 (0)2 47 52 71 46
Fax : 00 33 (0)2 47 52 73 81
Historique
Philippe Foreau représente la 3e génération de la
famille qui a acheté le domaine en 1923. Il dirige de
main de maître le domaine depuis 1983, à la suite de son
père André et est secondé depuis peu par son fils. En
dehors de sa réussite indéniable sur son domaine où il
maîtrise particulièrement le chenin blanc en sec,
Philippe Foreau s’est taillé une réputation énorme dans
le domaine des accords mets-vins et il est difficile
pour lui de parler d’un de ses vins sans qu’il embraye
automatiquement sur un accord particulier.

Domaine et viticulture
Le
domaine est constitué de 11 hectares et demi répartis
sur plusieurs parcelles qui débutent au sommet de la
maison familiale et remontent principalement sur ce que
les vignerons appellent la « Première Côte » qui
regroupe les meilleurs terroirs argilo-calcaires de
l’appellation Vouvray, orientés Sud Sud-est. L’assise
d’argile varie en épaisseur sur le socle calcaire mais
c’est la combinaison des deux qui fait les meilleurs
terroirs. Les vignes résultent d’une sélection massale
au domaine et sont arrachées après 50 à 60 ans d’âge
plus ou moins tous les trois ans. Les rangs sont
labourés et ne sont pas enherbés à l’exception des plus
jeunes vignes dont les fruits sont destinés le plus
souvent aux bulles.

Le fait de ne pas enherber permet d’éviter une
concurrence entre l’herbe et la vigne, empêche le stress
hydrique de cette dernière et favorise la
micro-oxygénation des sols, soit, la vie de ceux-ci.
Il faut noter que l’enherbement souvent utilisé dans la
région pour garder l’humidité ou stabiliser les sols
n’est pas de mise ici, tant l’argile permet un effet
d’éponge pour l’eau , tant les sols sont peu pentus que
pour risquer une érosion importante.
La culture de la vigne est menée en lutte raisonnée mais
Philippe se défend du titre de la mener en bio bien que
il se refuse à l’utilisation d’engrais ou de désherbants
chimiques, d’agents systémiques ou anti-pourriture et
que la protection contre les insectes soit faite par
cupules d’hormones favorisant la confusion sexuelle.

Le
labourage entre les rangs et le grattage sont manuels
ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus
longues possible.
La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond
approximativement à 1 hectare.
Fermentation et élevage
A
l’exception de la production des « bulles », la
fermentation alcoolique est obtenue en présence de
levures indigènes et à température faible. Les raisins
pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail
sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par
des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se
poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont
rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles
températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux
environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent
l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention
des « bulles ».

La cave particulièrement grande permet le stockage de
nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de
commercialiser (particulièrement pour les moelleux),
préférant la vente des bouteilles en pleine maturité.
Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un
millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de
proposer des dégustations impressionnantes à ses
visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à
condition d’avoir pris rendez-vous !

  
Tableau des vins et notes
moyennes
Vu que la liste des vins était connue et que le but
était aussi dur pur plaisir, les vins n'ont pas été
servis à l'aveugle. Après les secs et les demi-sec, une
première pose a été effectuée pour déguster un poulet
aux citron bien préparé par Jehan. En fin de
dégustation, nous avons terminé les "restes" des vins
moelleux sur une tarte au sucre apportée par Frank.
Dégustateurs :
1 : Patrick "BottcherP"
2 : Stéphane "Morea"
3 : Benoît "BenG"
4 : Arnaud "Rodolf"
5 : Jehan
6 : Frank (fvdb)
Le reste des points sera publié au fur et à mesure de
leur réception, mais ca s'annonce sans trop de
suspense...
|
Vin |
Sucres |
M |
S |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
|
Brut 2002 |
|
14,2 |
0,6 |
15 |
15 |
14 |
13 |
14 |
14 |
|
Brut 1995 |
|
15,7 |
0,8 |
16 |
17 |
15 |
15 |
14,5 |
16,5 |
|
Sec 2007 |
3,5 g |
14,9 |
1,1 |
16,5 |
16 |
15,5 |
14 |
13,5 |
14 |
|
Sec 2002 |
3 g |
16,3 |
0,6 |
17 |
17 |
15 |
16,5 |
16,5 |
16 |
|
Demi-sec 2005 |
20 g |
13,5 |
0,8 |
15 |
13 |
14,5 |
12 |
13 |
13,5 |
|
Demi-sec 1996 |
20 g |
15,7 |
0,8 |
16,5 |
17 |
16 |
14 |
15,5 |
15 |
|
Moelleux 1996 |
60 g |
15,7 |
0,5 |
16 |
15 |
16,5 |
15 |
15,5 |
16 |
|
Moelleux 1997 |
60 g |
17,7 |
0,6 |
19 |
18 |
17 |
17 |
17,5 |
17,5 |
|
Moelleux 2003 |
70 g |
14,5 |
0,6 |
14,5 |
16 |
16 |
13 |
14,5 |
14,5 |
|
Moelleux 2005 |
75 g |
14,4 |
0,6 |
15,5 |
15 |
14 |
14 |
|
14 |
|
Moelleux Réserve 2005 |
130 g |
16,8 |
0,6 |
16,5 |
15,5 |
18 |
16,5 |
16 |
17 |
|
Moelleux Réserve 1997 |
110 g |
18,1 |
1,1 |
19,5 |
19 |
19 |
17,5 |
17,5 |
16 |
|
Moelleux Réserve 2003 |
150 g |
16,2 |
0,8 |
18 |
16 |
16,5 |
16,5 |
14,5 |
15,5 |
|
Moelleux Réserve 1989 |
155 g |
18,6 |
0,7 |
19,5 |
19 |
17 |
18,5 |
19 |
19 |
|
Moelleux Réserve 1ère Trie 1989 |
180 g |
15,9 |
0,8 |
16 |
16 |
16,5 |
14 |
16 |
17 |
|
Moelleux Réserve 1990 |
220 g |
16,2 |
0,2 |
16 |
19 |
16,5 |
16 |
16,5 |
16 |
|
Goutte d'Or 1947 |
? |
18,6 |
1,1 |
20 |
19 |
18 |
17 |
|
19,5 |
  
Commentaires
Patrick "BottcherP
Le paradis existe, je l'ai rencontré hier au
détour de 17 vins ...
01. Vouvray Brut Méthode Traditionnelle 2002
La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et
les bulles sont assez fines. Le nez est assez discret au
premier abord puis s’ouvre sur des notes de mirabelle,
de fruits jaunes (coing), des aromes floraux et un peu
de miel.
En bouche, le vin s’avère ample, porté par une belle
acidité avec un beau rappel en finale sur les fruits
jaunes, tout en finesse. 15/20
02. Vouvray Brut Méthode Traditionnelle 1995
La robe est nettement plus évoluée que le 2002, sans
pour autant présenter des notes foncées. Les bulles sont
belles, fines et nombreuses. Le nez est intense,
beaucoup plus ouvert que sur le 2002 et les aromes
tertiaires dont le champignon, tout en restant sur ces
aromes de mirabelle et de coing.
En bouche, c’est très ample avec une acidité puissante
et portante qui au-delà de l’équilibre, emmène
longuement la finale sur le fruit avec une splendide
fraicheur. Un très grand vin de bulles !!! 16/20
03. Vouvray Sec 2007
La robe est encore assez claire, d’un or bien brillant.
Dès que le nez s’ouvre, il montre toute sa puissance,
avec de belles notes fruitées sur les agrumes et du
floral. En bouche on a une fraicheur vivace mais d’une
grande finesse liée à l’acidité du millésime. La
longueur, toujours sur la finesse est impressionnante,
sans la moindre amertume ni la moindre perception de
sucres.
Ce vin paraît assurément encore trop jeune mais sa
structure et sa matière semble le nous promettre une
toute grande bouteille sur le vieillissement. 16,5/20
04. Vouvray Sec 2002
La robe est plus marquée par l’évolution. Le nez est
très frais, intense avec d’une part des notes confites,
et d’autre part des truffes et un petit côté iodé que
certains voient comme une pointe oxydative.
En bouche, le vin est tendu par l’acidité d’une grande
jeunesse et elle porte littéralement des fruits
croquants sur une très belle finale. Un des plus beau
Vouvray secs qu’il m’ait été donné de rencontrer… 17/20
05. Vouvray Demi-sec 2005
La robe est dorée avec déjà une certaine évolution
faisant penser à un millésime dense. Le nez est très
riche et complexe avec des notes fruitées (coing,
clémentines), du champignon et aussi beaucoup de
minéralité.
En bouche l’acidité est d’abord intense, mais très vite
les fruits et le gras prennent le relais ce qui fait que
la finale se ressent plus sur le sucre que la fraicheur,
mais cela reste équilibré, et surtout très concentré.
15/20
06. Vouvray Demi-sec 1996
La robe est encore plus évoluée que le vin précédent.
Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres
résiduels mais le nez est ici complètement fusionné sur
des notes de truffes, de confit de tisane et d’épices.
La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité
encore très présente, les sucres bien fondus et le fond
de minéralité incontournable et un croquant fruité
incomparable. 16,5/20
07. Moelleux 1996
La robe est jaune doré très brillant. Le nez est plus
typique du chenin avec du coing confit, avec une pointe
de miel, le tout avec une grande perception de
fraicheur.
En bouche, on a à nouveau une acidité enlevée et
portante qui donne au sucre et au fruit une belle
impression d’équilibre frais et une finale d’une grande
vivacité, très, très longue.
Un beau vin de plaisir. 16/20
08. Vouvray Moelleux 1997
La robe est parmi une des plus évoluée, assez
caractéristique du millésime. Le nez est incroyablement
complexe et pur à la fois. On retrouve de la fraicheur,
du confit, mais aussi des notes caramélisées et un
beurre salé très salin. Et tout cela avec une précision
chirurgicale qui avant de porter la chose en bouche
donne l’envie de s’époumoner « Attention devant… Grand
vin »
La bouche est comme un balancier de deux enfants heureux
qui inlassablement vibrent à chaque battement entre
sucrosité et acidité, le tout dans un jardin d’Eden de
richesse aromatique avec un gras très fin. La finale est
tout aussi sublime…. Je n’avais qu’une pensée…. « M…, je
vais devoir cracher cela ! ». 19/20
09. Vouvray Moelleux 2003
La robe est plus jaune doré, proche du Moelleux 96. Au
nez, aussi, on retrouve les fruits jaunes (Coing), le
miel et aussi les tartes aux poires de Debailleuil (oui,
je sais, ca y faut connaître).
La bouche est plus large, plus dissociée entre la
sucrosité et la fraicheur apportée par une acidité
insoupçonnable pour le millésime. La finale est un peu
plus marquée sur le botrytis avec une cohésion moindre
que les vins précédents. Cela reste toutefois très
appréciable. 14,5/20
10. Vouvray Moelleux 2005
La robe est jaune dorée assez claire. Le nez est un peu
sur la réserve entre des notes fruitées et un peu
grillées. En bouche le vin est équilibré parce que les
sucres très denses restent rafraichis par l’acidité,
donnant plu une impression de finesse que de lourdeur.
En finale, le sucre domine mais sans amertume.
Prometteur, mais à attendre, visiblement 15,5/20
11. Vouvray Moelleux Réserve 2005
On passe ici sur la version réserve avec 55 gr de sucres
résiduels en plus. La robe reste très semblable à la
version « de base ». Le nez est très complexe, puissant
avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs et
fruits jaunes) et de thé ainsi que du botrytis. La
bouche est subtile et soyeuse avec une longueur
prodigieuse. Les sucres résiduels ne sont pas encore
complètement fondus, ce qui peut paraître à la limite du
sirop. Trop jeune, certes, mais déjà splendide. 16,5/20
12. Vouvray Moelleux Réserve 1997
La robe est à nouveau plus sombre, plus caramélisée
comme pour le réserve classique, est-ce la marque du
millésime ou de l’évolution ? . Le nez est dense, très
complexe avec des notes de truffe, de champignon et
d’agrumes confits. En bouche, l’acidité, énorme, exalte
la sucrosité fondue, la minéralité et le fruit ; la
longueur est incommensurable… Tout simplement la
perfection. 19,5/20
13. Vouvray Moelleux Réserve 2003
On retrouve une robe plus jaune doré. Rien qu’à
l’agitation, on voit nettement qu’on est sur une plus
grande concentration en gras. Le nez est très intense,
essentiellement sur le fruit avec une tendance exotique
(banane) du confit et des notes grillées. En bouche,
malgré la concentration des matières sucrées, on a pas
d’impression de lourdeur, au contraire, on est plus sur
une impression de finesse. La longueur est kilométrique,
sur le moelleux certes, mais avec une pointe de
fraicheur qui fait penser que cet oiseau-là volera bien
encore 6-7 décades. Une grande réussite du millésime.
18/20
14. Vouvray Moelleux Réserve 1989
On est ici en face d’un vin certainement plus évolué, en
tous cas, en ce qui concerne la robe. Le nez est au
diapason en complexité et en finesse avec de la
fraicheur, des aromes tertiaires (champignon) et une
splendide minéralité.
En bouche, l’acidité d’une incroyable jeunesse
rafraichit à l’idéal les 155 gr de sucres résiduels. En
fait tout est énorme dans ce vin, la structure en
bouche, la fraicheur et la finale où le champignon est
présent, indéniablement. Tout cela en équilibre… presque
aérien. C’est très très grand !!! 19,5/20
15. Vouvray Moelleux Réserve 1ère Trie 1989
Imaginons le vin précédent survitalisé par Monsieur
Pluuuus… C’est un peu l’impression de nombreux
dégustateurs… En plus des caractéristiques du vin
précédent, on retrouve peut-être des notes oxydatives…
mais la bombe nucléaire de concentration sucrée me
laisse interrogateur. On est sur le modèle 4x4 du vin
précédent… et c’est peut-être ca qui le dessert. 16/20
16. Vouvray Moelleux Réserve 1990
Même gamme de robe que les deux vins précédents… mais le
nez est ici très différent. D’une puissance
invraisemblable, il est marqué par de la volatile et un
champignon qui me donne personnellement une perception
liégeuse. Peut-être, n’est-ce finalement pas tout à fait
net.
En bouche, l’acidité tempère la sucrosité pour donner un
bel équilibre entre fruit et champignon, sans trop de
lourdeur. Dommage toutefois que le piquant persiste un
peu ainsi que les notes liégeuses sur la finale, d’une
longueur énorme au demeurant. 16/20
17. Vouvray Goutte d'Or 1947
Attraction indéniable de la soirée, on peut dire que la
bestiole était attendue au tournant.
La robe fait penser à une suspension diluée de caramel
mou tant au niveau de sa couleur que de la consistance….
Au nez, c’est un festival de complexité, tantôt sur les
truffes, tantôt sur les mirabelles ou le beurre salé… et
de la fraicheur, s’il vous plaît !
En bouche, il y a encore une belle fraicheur sur un
équilibre d’une suavité étonnant, sans le moindre
écœurement ni amertume avec des sucres fondus à l’idéal.
Bon à tomber, tout simplement et ajouté au mythe qui
entourait cette bouteille, ca fait 20/20 tout
subjectivement mais aussi tout simplement !
Epilogue :
Que dire après tout cela… Que c’était grandiose,
inoubliable… sans nul doute, mais, comme on le dit
souvent, la fortune sourit à ceux qui s’y sont préparés,
et là, le préparateur, c’était le maître en personne.
Merci MONSIEUR Philippe, merci pour cette finesse, cette
fraicheur… et ces équilibres en bouche ; 24 heures
après, mes papilles en frétillent encore de bonheur.
Vous êtes indéniablement un artiste du chenin, un Monet
du vin, et je pèse mes mots. Hier soir, des légions de
grands sauternes et d’alsaciens légendaires se sont
inclinés respectueusement au passage de vos vins. Et
d’écrire ces mots, sans la moindre exagération, mes yeux
perlent de bonheur, ma peau se tend sous une vague de
fraicheur.
haut de page
Benoît "BenG"
Brut 2002 : Robe jaune pâle reflets doré. Nez
plutôt discret, citron et fruits blancs. Attaque vive et
fraîche, belle tension, la bulle est
fine. Peut-être un petit manque de complexité.
14/20
Brut 1995 : Robe qui paraît moins évoluée que le
2002. Premier nez sur la réduction, la suie et le
champignon frais. Bouche ample, grasse, vineuse sur la
chaire de fruits et la brioche, petit manque de longueur
mais finale sur de beaux amers. 15/20
Sec 2007 : Robe jaune pâle aux reflets verts
brillants. Nez de citron pressé et réglisse. La bouche
est riche, belle longueur et finale
salivante par l'acidité et le citron. Se révèle
difficilement, sans doute dans une phase de fermeture
par rapport à une dégustation il y a 10 mois. 15,5/20
Sec 2002 : Belle robe jaune-vert. Nez de citron
confits, pamplemousse et coing. On s'attend à du
sucre... Matière en bouche serrée, étriquée. Superbe
acidité (plus que sur 2007) apportant l'allonge.
Demi-sec 2005 : Au nez pointe de réduction, nez
iodé, anisé. Agrumes. La bouche est marquée par un beau
gras et surtout l'acidité en début de bouche, suivie
seulement du sucre. Ce qui fait évoquer par certains une
certaine « mollesse » finale, toutefois balancées par
une amertume correcte. 14,5/20. A revoir
Demi-sec 1996 : Nez de coing et d'agrumes
confits. Superbe équilibre entre matière, sucre, alcool
et acidité en bouche et finale vigoureuse. 16/20
Moelleux 1996 : Nez de noisettes grillées,
agrumes et poire. Bouche en dentelle, vivacité, légèreté
acidité qui tend le vin de début à la fin. Superbe
16,5/20 (je l'ai sous-coté à me relire)
Moelleux 1997 : Nez de caramel salé, iodé,
minéral. Agrumes discrets. Vin surtout marquant par un
très beau gras et soyeux en milieu de bouche suivi d'une
acidité salivante. On ne perçoit pas les 60 g de sucre.
17/20
Moelleux 2003 : Nez salin, coing et miel. Plus
marqué par le sucre, bouche de poire chaude fondante. Un
peu monolithique mais malgré tout une belle réussite
pour le millésime autour d'un équilibre parfait.
Moelleux 2005 : Vin difficile à déguster et à
évaluer. Le nez ne se livre pas, c'est peu expressif,
jolis amers finaux mais sans plus. A revoir... 14/20
Moelleux Réserve 1997 : Robe or brillante, nez
minéral, iodé, champignons, truffe et fruits jaunes.
Vivacité d'entrée, très beau jus
en longueur, acidité parfaite. Excellent. 19/20
Moelleux Réserve 2005 : Nez complexe de poire au
four, raisins secs, orange et fraise même. La bouche est
huileuse, un peu plus simple sur les fruits blancs et la
rhubarbe prenant plus le pas sur l'acidité. 18/20 pour
la complexité aromatique et le potentiel.
Moelleux réserve 2003 : Nez confit(uré), c'est
puissant et enrobé en bouche. Un peu trop... mais c'est
chercher noise! 16,5/20
Moelleux réserve 89 : vin d'une grande fraîcheur
malgré le sucre, l'equilibre est impeccable. C'est
efficace et classe. 17/20
Moelleux réserve 1ère trie : Robe jaune/orangée
abricot. retour à une impression de plus de sec. Côté
oxydatif qui joue ? Déroutant (mais agréable pour ma
part, pas pour tous) après la série de moelleux réserve
qui ont beaucoup de ressemblances entre eux. Palette
arômatique sur les fruits jaunes et champignons. Acidité
correcte 16,5/20
Moelleux Réserve 1990 : Pointe de volatile au
nez, toujours un grand équilibre sucre/acidité, rien à
redire. 16,5/20
Goutte d'OR 1947 : Robe quasi brune, reflets
orangés. Nez d'une complexité folle : cassonade blonde
au beurre salé ! Truffe. Mirabelles, groseilles vertes.
On retrouve tout en bouche et surtout un fraîcheur
époustoufflante.
haut de page
Stéphane "Morea"
Une soirée doublement
mémorable pour moi:
-
l'occasion
d'aller à la découverte d'un vigneron que je connais
mal. En tout et pour tout, jusque là, je n'avais pas
goûté plus de 5 Foreau. C'est peu de dire que j'ai
été emballé!
-
aussi et surtout,
l'occasion de partager de grands moments avec des
dcéens que pour les uns je connaissais, pour les
autres, que j'ai rencontré avec beaucoup de joie.
Vouvray Brut
Méthode Traditionnelle 2002
Jolie robe dorée claire. Nez sur le
citron, le gingembre, quelques arômes pâtissiers. Si la
bouche est riche, le vin manque de personnalité en
bouche. Une belle entrée en matière tout de même.
Bien +.
Vouvray Brut
Méthode Traditionnelle 1995
Robe vieil or. Nez complexe sur le miel
fin, le coing, le citron confit, le champignon noble et
une très fine note oxydative. Le vin est bien présent en
bouche, avec du volume, de la vinosité et un dynamisme
qui lui donne ce qu’il faut de gourmandise. La belle
rétro-olfaction lui donne de la longueur. Très
bien+.
Vouvray Sec
2007
Robe dorée pâle. Nez discret sur la pomme,
la badiane et le gingembre. La bouche est verrouillée
sur le plan aromatique et laisse seulement entrevoir son
potentiel avec un très bel équilibre entre rondeur et
vivacité. Belle finale saline. Bien +.
Vouvray Sec
2002
Très jolie robe dorée, brillante. Nez
puissant qui avec ses arômes de truffe blanche et de
citron confit me fait penser à un Jurançon de petit
manseng. De la gelée de coing également. La bouche a du
volume mais aussi de la finesse, de l’élégance. De beaux
amers en finale. Très bien+.
Vouvray
Demi-sec 2005
Robe dorée pâle, de belles larmes
tapissent le Spiegelau. Le nez me gêne (d’ailleurs, ce
sera le cas sur les trois 2005) avec des fragrances de
cire et de céleri. La bouche est encore dissociée avec
des sucres pour le moment insuffisamment assimilés.
Bien-.
Vouvray
Demi-sec 1996
Robe dorée, intense. Nez dominé par les
agrumes confits et le coing. Très belle bouche
tranchante, typique du millésime avec un sucrosité
parfaitement intégrée. Très bien+.
Vouvray
Moelleux 1996
Robe jaune dorée. L’aromatique est faite
de miel, de coing et de gingembre. Bien que riche tout
en étant aérien, le vin a moins de présence en bouche
que le précédent. La finale révèle de beaux amers.
Bien+.
Vouvray
Moelleux 1997
Belle robe ambrée, de loin la plus foncée
jusque là. Très beau nez complexe, sur les fruits secs,
la banane flambée, le caramel au beurre salé et la pâte
à tarte. La bouche est une merveille d’équilibre entre
liqueur et tension. Là encore, le vin termine long sur
de beaux amers. Excellent et Coup de Cœur.
Vouvray
Moelleux 2003
Nez dominé par le citron confit et les
écorces d’oranges confites. La sensation de sucrosité
est plus importante que sur le vin précédent avec une
acidité qui s’affirme après le sucre sans lui servir de
support. Bien+.
Vouvray
Moelleux 2005
Le nez est frais sur le pamplemousse, le
gingembre et la banane. Malheureusement, comme sur le
demi-sec du même millésime, la dimension légumineuse me
gêne. Si le vin ne manque pas d’équilibre, sa jeunesse
et sa position dans la dégustation le desservent pour
lui donner un côté « passe-partout ». Bien+.
Vouvray
Moelleux Réserve 1997
Nez magnifique, le plus beau jusque là,
riche mais pur, précis, sur les fruits secs (raisins de
Corinthe), le miel et le caramel au beurre salé. En
bouche, il est impossible de concevoir 110 g de SR et
sur un millésime réputé chaud et lourd, le vin ne manque
pas de fraîcheur. Le plus long en bouche (jusque là!).
Grand Vin et Coup de Cœur.
Vouvray
Moelleux Réserve 2005
Nez acidulé sur la rhubarbe qui dans le
contexte relevé ne me plait pas plus que ça. Après ce
superbe 1997, le sucre se montre plus présent en bouche
et pour le moment le vin souffre d’un manque de
complexité et d’une longueur inférieure. Bien.
Vouvray
Moelleux Réserve 2003
Nez sur l’ananas et la paille ou plutôt le
blé fraîchement fauché. En bouche, le vin est un peu
monolithique, liquoreux avec une fraîcheur pas
extraordinaire mais appréciable pour le millésime.
Bien+.
Vouvray
Moelleux Réserve 1989
Robe vieil or, orangée. Après un 1er
nez légèrement poussiéreux, c’est un nez magistral qui
se développe : coing, orange confite, pâte de fruit,
vieil alcool, miel sont les éléments d’une énorme
palette aromatique. La bouche est liquoreuse mais au
moment où l’on craint que le vin ne s’empâte, l’acidité
apparaît puis monte en puissance pour donner du muscle,
mettre le vin debout et tout emporter. La finale, sur
l’orange confite et le caramel au beurre salé, est
superlative de longueur. Pour moi, peut-être le vin de
la soirée. Très Grand Vin et Coup de Cœur.
Vouvray
Moelleux Réserve 1ère trie 1989
Arômes de cire, de caramel, d’orange
confite et une note oxydative qui reste élégante et
fraîche. La bouche, sirupeuse, ne manque pas de
fraîcheur mais est d'une sapidité relative. Très
bien.
Vouvray
Moelleux Réserve 1990
Robe ambrée, quasi-acajou. Le nez est
riche sur la tatin, les fruits secs et la café, le
champignon (pour moi, ce n'est pas liégeux). La bouche
ne fait pas ses 220 g de SR et se montre même dynamique.
Très grande longueur. A noter que ce vin a été servi
parallèlement au suivant et qu’alors que je suis souvent
passé de l’un à l’autre puis à l’un, ce 1990 n’en a pas
souffert. Grand Vin et Coup de Cœur.
Vouvray
Moelleux Gouttes d’Or 1947
Robe ambrée très foncée. Inutile de dire
que le nez constitue pour moi un univers nouveau avec
des fragrances de cassonade et surtout de truffe noire
et de viandox. En bouche, l’aromatique est dominée par
la truffe Mélanosporum mais aussi le café et le chocolat
amer. Le temps a permis au vin de « manger » une grande
partie de son sucre et le vin impressionne de
complexité, d’équilibre et de longueur. Respect…
Mythique et Coup de Cœur.
Merci à tous les
participants (et à DC!) pour cette mémorable soirée.
Vous me manquez déjà...
Stéphane
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Arnaud "Rodolf"
Quelques
impressions générales sur les vins de cette première
dégustation de la saison, après une longue pause
estivale. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça a
commencé très fort.
J’ai été
marqué par l’équilibre impeccable, presque professoral
de tous les vins dégustés, toujours une belle fraîcheur
présente, jamais de lourdeur et puis le tout semble
vieillir magnifiquement bien.
-
les bulles :
beaucoup de vinosité dans les deux cuvées (brut
méthode traditionnelle) 2002 et 1995, bulles très
fines, bouche plaisante, riche pour le 95 (14 ans
tout de même pour cette belle bouteille qui apporte
beaucoup de plaisir), une petit manque de vivacité
toutefois à mon goût.
-
Les secs :
le 2007 est un gamin qui en l’état
est surtout sur sa structure et sur des arômes
citriques et de fruits blancs, le potentiel est là,
à revoir dans plusieurs années. Le 2002 est superbe,
très belle palette aromatique, belle finale.
-
Les demi-secs :
j’ai été moins emballé. J’ai trouvé
le 2005 fermé et j’ai également été gêné au nez
comme BenG par certains arômes.
-
Les moelleux :
un 97 au dessus du lot, superbe équilibre, long,
complexe et qui se boit aisément. Sensations assez
semblables pour moi sur 2005 et 2003, encore
jeunes, le sucre est plus perceptible sur ces
cuvées, plus fermés aujourd’hui que 1996 et 1997.
-
Les moelleux réserves :
Les 5 bouteilles goûtées étaient remarquables. Gros
coup de cœur comme beaucoup sur le 89, le meilleur
vin de la soirée. A une courte longueur suit le 97.
-
La réserve 1e trie 89 :
Bouteille qui divise, question de goût. Pour moi
c’est un peu trop sucré mais ça reste très bien
fait.
-
La
Goutte d’Or 47 : Un vin de l’année de naissance
de mes parents ! ça calme et forge le respect, je
rejoins tout à fait les commentaires précédents.
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Jehan
Voici mes
impressions personnelles concernant cette très belle
soirée de rentrée de DCVD.
Brut 2002
Nez mûr mais
discret, plutôt sur le fruit jaune. En bouche, la bulle
est fine mais je ne l'apprécie pas outre mesure, trop de
présence pour moi. Finale de bouche sapide. 14/20
Brut 1995
Le nez est bizarrement
plus sur le chenin. La bouche est plus convaincante,
plus vineuse et grasse ; bizarrement j'y trouve un peu
de pomme chaude en fond de bouche. retour sur l'amer
assez sympathique. 14,5/20
Il est à noter que je ne suis pas un grand goûteur de
crémants...
Sec 2007
Nez légèrement
citronné, épicé (gingembre), avec une pointe de
réglisse. En bouche, je pense y retrouver la dureté du
SO2, peut-être à tord. Cela reste simple sur le citron,
certainement une mauvaise phase. 13,5/20
Sec 2002
Nez beaucoup plus
ouvert et riche. j'y vois un peu de truffe blanche,
encore du gingembre confit, un peu pamplemousse. Alors
que l'on peut s'attendre à un vin moyennement sec,
l'acidité répond bien présent et se développe bien en
bouche (acidité riche ai-je noté) Belle
longueur 16,5/20
Demi-sec 2005
Nez assez fumé, un
peu végétal, anisé, avec une pointe de citron. Je lui
trouve une attaque molle, sans harmonie réelle. Il faut
lui laisser du temps. 13/20
Demi-sec 1996
Nez de sous-bois,
mais également sur le coing et le miel de châtaigne. En
bouche, il ne peut renier son millésime avec une acidité
sans concession. Le vin est bien construit à partir de
cela et la finale est assez longue 15,5/20
2 beaux vins et 2 relatives déceptions pour moi sur
cette série. Le fait que ce soit sur les vins jeunes que
j'ai eu des difficultés est certainement un signe...
Moelleux 1996
Le nez porte
toujours sur le citron, pamplemousse mais aussi sur les
fruits secs, il agréable à sentir. En bouche, la
vivacité débordante du vin tient tête à la richesse du
vin, et si cette vigueur n'est pas synonyme de grande
finesse, elle donne beaucoup d'énergie à la
bouteille! 15,5/20
Moelleux 1997
Caramel doux, beurre
qui crépite, citron confit : le nez est complexe et
intéressant. La bouche est ronde et l'équilibre
acide/sucre est magnifique. Le vin se développe bien en
bouche, avec des saveurs épicées, encore de l'agrume, et
une finale sur de très beaux amers. très belle
bouteille 17.5/20
Moelleux 2003
Nez plus riche,
miellé, fruité, juteux. En bouche, on est manifestement
sur un beau moelleux... qui me plaît moyennement. C'est
un peu riche pour moi sans toutefois du tout avoir un
sucre déséquilibré. Le vin est équilibré mais ce n'est
tout simplement pas un équilibre que j'apprécie.
14.5/20
Moelleux 2005
Nez léger, avec un
peu d'agrume mais aussi un nez un peu végétal. En bouche
ça ne se goûte pas spécialement là. Je préfère ne pas
noter.
Moelleux
Réserve
2005
Le nez est bien
intéressant : raisins de Corinthe dominants, mais
également gelée d'orange, confiture de rhubarbe, fruits
au four, etc... En bouche, le vin est assurément trop
jeune, ne se dévoilant pas. Néanmoins, la structure du
vin est déjà présente, et laisse présager à un très beau
vin à l'avenir. 16/20 maintenant...
Moelleux Réserve
1997
Un miel très fruité,
mais aussi de la confiture de rhubarbe, du fruit juteux
et de la truffe. En bouche acidité intégrée, équilibre
riche mais assez frais, petite impression huileuse assez
agréable en fait. Bizarrement même si ce n'est pas mon
style, j'aime beaucoup ce
vin 17.5/20
Moelleux Réserve
2003
Retour sur un nez
plus "classique" miellé, agrumes, et mandarine ici. En
bouche, trop riche pour moi mais il y a beaucoup de
matière. Je n'arrive pas à accrocher totalement sur ce
millésime je pense... 14.5/20
Moelleux
Réserve
1989
Un de mes vins
préférés de la série. L'équilibre est tellement bon à
mon goût, avec une fraîcheur hors norme, que je verrais
presque le vin sur un plat! Peu de mots pour le
décrire... La grande classe quoi! 19/20
Moelleux Réserve
1ere trie 1989
Vin assez
surprenant, plus riche que le précédent avec un nez
déroutant. En bouche, un peu trop sucré et une palette
sur les champignons. Le niveau trop loin pour moi... ou
alors dans 25ans? 16/20
Moelleux reserve
1990
Help, je n'en peux
plus!! (sic) Le 1990 est "rempli" de vin, avec un bel
équilibre et une belle acidité. Complexité sans rien à
redire. 16,5/20
Goutte d'Or 1949
Ce vin résume bien le fait
qu'être vieux, c'est que dans la tête... car c'est un
vigoureux gaillard de 62 qui nous a parlé. Un vin à ne
pas déboucher en présence d'un cochon chercheur de
truffes du Périgord, tant la parenté est flagrante (avec
le melanosporum, pas le porcin). Mais le chercheur
attentif y trouve son sucre candi, sa petite touche de
beurre et ses mirabelles. En bouche, on quitte le vin
blanc pour rentrer dans le monde du Vin. Les écueils des
vins madérisés etc. sont tellement loin de ce que nous
pouvons trouver que j'en suis encore tout esbaudi. Bref,
on ne note plus ces choses là...
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