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Ce mois de janvier est l'occasion pour nous de
découvrir, sous forme d'une dégustation tout azimut,
certains coups de cœur de Claudy, un des deux cavistes
du groupe DCVD, qui aura sous peu son enseigne propre
dans la périphérie de Mons. Ce genre de dégustation a
toujours le mérite, vu l'inconnu absolu de ce qu'on nous
sert, d'être caractérisée par beaucoup d'objectivité.
Tous les vins ont été dégustés à l'aveugle.
Dégustation effectuée le
21/01/2010
  
Liste des vins dégustés
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Saint-Bris V/V 2007 - Dom. Les Temps Perdus
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Pouilly-Fuissé La Roche V/V 2006
–
Dom. des Nembrets
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Condrieu « Les Terrasses de l’Empire » 2006 – Dom.
Georges Vernay
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Puligny-Montrachet 1er Cru La Garenne
2008 – Dom. Sylvain Langoureau
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Sancerre « Comtesse » 2007 – Dom. Gérard Boulay
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Fleurie « La Cuvée Spéciale » V/V 2007 – Dom.
Chignard
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Bourgogne le Pinces Vin 2007 – Dom. Burguet
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VDP des Collines Rhodaniennes Syrah 2008 – Dom.
Pichat
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VDP des Collines Rhodaniennes Syrah « Fleur de Mai »
2008 – Dom. Georges Vernay
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Saumur-Champigny « Lisagathe » 2006 – Château du
Hureau
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Laudun 2005 – Domaine Duseigneur
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Gevrey-Chambertin « Mes Favorites » 2006 – Dom.
Burguet
  
BottcherP
1. Saint-Bris V/V 2007 - Dom. Les Temps Perdus
La robe est jaune-or assez clair. Le nez s’exprime bien,
à la fois sur le floral et les fruits citriques. En
bouche, si l’acidité de l’attaque est un peu sur la
réserve, on retrouve vite un très bel équilibre entre le
gras, la salinité et le fruit, le tout avec une
sensation de pureté évidente. La finale est assez
courte, un peu sèche avec une salinité moins présente.
Mais, en dehors de la finale, mon impression globale est
très positive. 14,5/20
2. Pouilly-Fuissé La Roche V/V 2006
–
Dom. des Nembrets
La robe est jaune doré assez intense. Le nez est assez intense,
d’abord très chardonnay avec un fruit citrique assez
dominant, puis il évolue de façon complexe vers de la
poire, des épices et des notes végétales qui me
perturbent un peu. La bouche est assez serrée, fort sous
l’influence de la fraicheur de l’attaque et si le fruit
est présent, le bois est pour moi trop perceptible,
surtout sur la finale. 13,5/20
3. Condrieu « Les Terrasses de l’Empire » 2006 – Dom.
Georges Vernay
La robe est dorée très pâle. Le nez est très beau,
intense et complexe avec une grosse impression minérale
ainsi que des aromes citriques.
L’acidité de l’attaque est une petite bombe, sans
blesser les gencives toutefois et on part ensuite vers
un très bel équilibre entre la fraicheur, le gras de
l’alcool, le fruit et la minéralité. La finale est
longue et droite, pleine de salinité et d’épices, un peu
sur les amers aussi. Sans ces derniers, j’aurai frisé le
coup de cœur. 15/20
4. Puligny-Montrachet 1er Cru La Garenne
2008 – Dom. Sylvain Langoureau
La robe est jaune-vert clair. Le nez appelle
l’appellation dans les fonds de ma mémoire : intense,
minéral avec une pierre à fusil omniprésente avec des
notes beurrées pour arrondir. La bouche est très
intéressante avec un équilibre subtil entre l’acidité
qui amène pas mal de relief, le fruit et l’élevage, qui,
ici, me perturbe moins que pour le second vin. Superbe
longueur aussi sur le fruit et tout en fraicheur. Un
très beau vin, assurément. 16,5/20
5. Sancerre « Comtesse » 2007 – Dom. Gérard Boulay
La robe est jaune très clair. Au nez, je suis
directement frappé par l’intensité des aromes floraux de
ce vin et plus particulièrement de la violette, enfin,
vous savez, de ces délicieux bonbons bleus (non pas
blanc-bleu) que je présume belges dont on peut dévorer
un paquet entier à la vitesse de H. Bold. Bref,
violette, quoi ! La bouche est tendue, équilibrée et
très vite, on retrouve cette sensation de floral. La
finale est belle, longue et toujours marquée par le
floral avec cette violette omniprésente.
En dehors de ces aromes floraux, ce vin confère en
permanence une impression de grande personnalité et
j’étais à des lieues de le définir comme un sancerre.
Bref,en fait, j’adore ! 17/20
6. Fleurie « La Cuvée Spéciale » V/V 2007 – Dom.
Chignard
Passage aux rouges avec un vin qui nous propose une robe
rubis assez terne. Le nez ne manque pas de peps,
suggérant dans un premier temps une véritable corbeille
de fruits puis des aromes plus lactés et sanguins. La
bouche est elle aussi sur le fruit, juteuse avec un brin
de toasté. Ce serait très agréable si la finale ne me
paraissait pas tenir la longueur, tant au niveau de la
persistance des aromes que de la perception de matière.
13,5/20
7. Bourgogne le Pinces Vin 2007 – Dom. Burguet
Retour à une intensité de nez plus civilisée pour ce vin
rubis aux reflets clairs. Austérité, voire même un peu
réduction, sans masquer l’impression de fruit, bien
réelle.
En bouche, le vin offre plus de plaisir avec un beau
relief tannique et un équilibre sur le fruit avec une
pointe de perception métallique. La finale est très
agréable et ne manque pas de fraicheur. 15/20
8. VDP des Collines Rhodaniennes Syrah 2008 – Dom.
Pichat
La robe est très foncée, noir-violacée. Le nez est un
peu perturbant, un peu bret avec des côtés végétaux,
guimauve et toastés. Cela me fait un peu penser aussi à
la phase de fermeture d’une syrah. La bouche est tendue,
fraiche avec du fruit et à nouveau du toasté. La finale
est tout aussi tendue, épicée mais manque un peu de
relief et de longueur. 14/20
9. VDP des Collines Rhodaniennes Syrah « Fleur de
Mai » 2008 – Dom. Georges Vernay
Robe et nez de ce vin font largement penser à son
prédécesseur avec un fruit toutefois plus présent de
même que le toasté domine aussi plus intensément. La
bouche parait plus ronde, plus équilibrée avec un relief
tannique plus évident, du fruit mais sans rondeur
alcoolique et toujours le toasté très présent. La finale
est très dense, tout en matière et même si globalement
on a un ressenti de fermeture, cela reste déjà très
intéressant à goûter. 15,5/20
10. Saumur-Champigny « Lisagathe » 2006 – Château du
Hureau
La robe est dense, pourpre et très jeune. Au nez, la
puissance donne le la, avec une perception de
torréfaction (vers le cacao), de fruits noirs un peu
alcooleux. On a une grosse sensation de complexité et de
plair en abordant ce vin. Cela se confirme en bouche où
on retrouve fraicheur, fruit, un relief tannique plus
qu’évident qui confère avec la matière une grosse
impression de structure. La finale est sur les tanins et
le fruit, non sans donner une impression de vin sudiste
avec un plaisir juteux évident. J’adore et suis
sincèrement content de retrouver un vieux pote qui a
rythmé mes premières années de cheminement oenophilique.
17,5/20…. Ca n’a pas perdu un chouilla en
plaisir…
11. Laudun 2005 – Domaine Duseigneur (Faure-Brac)
A nouveau une robe très concentrée, proche du noir. Le
nez a la puissance d’un ouragan, avec beaucoup de
complexité. On retrouve de la réglisse, du sureau, de la
cannelle ainsi que des aromes de garrigue. Ca flaire le
Rhône à plein nez ! La bouche est elle aussi très
concentrée, puissante, non sans fraicheur, avec de beaux
fruits noirs et des tanins très bien dominés. La finale
est plus qu’intéressante, on y retrouve les tanins et
les fruits du milieu de bouche avec une impression
métallique ajoutée. Très bien. 16/20
12. Gevrey-Chambertin « Mes Favorites » 2006 – Dom.
Burguet
Retour au calme avec ce vin à la robe rubis foncé. Au nez, on pense
directement à la Bourgogne avec un côté moderne, de
l’élevage sans jamais avoir une impression de
surmaturité. Le fruit est bien présent. Tout cela est
très plaisant. La bouche est marquée par un équilibre
parfait entre la tension, le fruit et des tanins
marqués, faisant penser à une grosse structure et
beaucoup de potentiel. La finale, logue, ne fait que
confirmer cette impression de structure et de noblesse.
Beau, tout simplement. 18/20
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