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Les images de
ce compte-rendu sont utilisées avec l’agréable agrément du domaine Bernhard et
de Pierre Radmacher (Forum DC)
Beaucoup parlent en bien et
de plus en plus de ce domaine, coup de cœur de l'édition millésime 2008 de la
RVF en juin, d'autant plus que l'on y est remarquablement
accueilli.
L'occasion après 3 passages de faire une thématique pour notre club
DCVD était belle, surtout que Frédéric Bernhard nous a permis, à
l'occasion, d'acheter quelques plus vieux ou plus rares flacons. C'est parti
donc pour la (re)découverte du domaine, Pierre Radmacher, sur DC en ayant déjà
largement parlé dans le cadre du Wineck-Schlossberg (voir
ICI).
Dégustation effectuée en
décembre 2009
  
A propos du domaine
Le domaine familial Jean-Marc Bernhard se situe à Katzenthal, en
Haut-Rhin à 10 minutes à l’ouest de Colmar, blotti depuis 1802 dans une des
vallées encaissée entre Kaysersberg et Niedermorschwhir (Turckheim).
Frédéric, son père Jean-Marc et leurs charmantes épouses représentent l’épine
dorsale actuelle de la gestion du domaine.
Le vignoble de 10 hectares est réparti sur 5 communes, où l’on retrouve les
Grands Crus Schlossberg, Wineck Schlossberg (attenant au village), Mambourg,
Furstentum, Florimont et le récent Kaefferkopf. Pour mieux découvrir « LE »
Grand Cru du village, soit le Wineck-Schlossberg, un détour par
ICI s’impose.

Une tradition de générations en générations
La culture de la vigne est basée sur le respect du terroir et des
sols. Tout est fait pour favoriser la vie de ceux-ci : labours réguliers,
enherbement renouvelé un rang sur deux, apport de compost, entretien des
vieilles vignes. Globalement, la plupart des parcelles sont travaillées en bio
sans que l’agrément ai été demandé à ce jour.
A la récolte, les raisins murs sont favorisés sans vouloir rechercher de la
surmaturité (densités de 1095 à 1100 maximums sur les rieslings du Wineck), ce
qui confère à leurs vins une tradition de caractère sec.
La vinification est basée sur la même philosophie, limitant les
intrants au strict minimum, non interventionniste, favorisant les fermentations
longues avec l’aide de levures naturelles.
Les malos se font parfois mais elles ne sont jamais recherchées ni favorisées.
Les élevages se font en foudre pour les rieslings, les pinots gris et les pinots
noirs, les autres cépages sont élevés en cuves inox thermorégulées.
De nombreux investissements sont réalisés sur la modernisation du matériel de
vinification à la pointe du progrès afin de garantir le maintien qualitatif des
raisins.
Coordonnées du domaine
Domaine Jean-Marc BERNHARD
21, Grand'rue
F-68230 KATZENTHAL
TEL : +33
(0)3 89 27 05 34
FAX : +33 (0)3 89 27 58 72
WEB :
www.jeanmarcbernhard.fr
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Les terroirs dégustés
Grand Cru
Wineck-Schlossberg (Katzenthal)
Le cru s’étend sur 27 hectares entre 270 et 420
mètres d’altitude avec une exposition sud, sud-est et des pentes importantes. Son
sol, pauvre, est de nature granitique, presque exclusivement, à 2 micas
désagrégés. Il contient cependant un peu plus d'argile que son illustre voisin
du Schlossberg. Plus protégé des vents que les autres terroirs granitiques, ce
terroir donne des vignes précoces avec des vins solaires souvent résiduels si on
ne tient pas compte de cette capacité à murir plus tôt. Le riesling sied
particulièrement à ce terroir.

Katzenthal et le Wineck
Grand Cru Schlossberg
(Kaysersberg-Kientzheim)
Le Cru s'étend sur 80 hectares exposés
majoritairement plein sud entre 230 et 430 mètres d'altitude sur un sol
exclusivement granitique plus friable du côté de Thannenkirch, plus compact du
côté de Kaysersberg, mais globalement, il laisse bien filtrer l'eau. Les vins
sont le plus souvent très minéraux, d'une grande finesse et de grande garde. Si
le riesling est le cépage roi du Schlossberg, les Gewürztraminers sont des plus
intéressants pour leur finesse.

Le Schlossberg
Grand Cru Mambourg (Sigolsheim)
Le cru s'étend sur 62 hectares entre 205 et 340
mètres d'altitude. Exposé au sud et particulièrement pentu, son sol est
marno-calcaire avec des argiles inclus de galets calcaires du tertiaires. Bien
que bien aéré et hydraté, il s'agit-là d'un des terroirs les plus solaires de
l'Alsace, très favorable au Pinot Gris et au Gewürztraminer pour lequel il donne
des vins aromatiques aux senteurs souvent orientales, avec des notes fumées pour
les pinots gris.

Le Mambourg
Grand cru Florimont (Ingersheim -
Katzenthal)
D'exposition Sud-Sud-est ce
coteau s'étend sur 21 hectares entre 225 et 290 mètres d'altitude. de couleur
marron, ce terroir est formé d'un substrat calcaire inclus de marnes avec des
parties plus argileuses en bas de coteau. Il s'exprime mieux sur des années
fraiches, car il a tendance a souffrir facilement de la sécheresse. Bien que le
riesling y soit bien planté, c'est le
Gewürztraminer qui domine ce cru. Tendant entre
épices orientaux et aromes floraux, ce dernier cépage donne des vins souvent
gras et puissants.

Le Florimont
Grand Cru Furstentum (Kientzheim -
Sigolsheim)
De nature calcaro-marno-gréseuse avec un peu
d'argile, le terroir est riche en fer en en pierres calcaires jaunes. Les 30
hectares du cru sont exposés au Sud, Sud-ouest sur des dénivelés importants. Le
Gewürztraminer y est le cépage le plus planté, et paradoxe par rapport à la
richesse relative des sols, il y donnes des vins très fins et de grande garde.
Le riesling y est aussi bien planté, donnant aussi des vins fins. Le pinot Gris,
enfin, s'exprime souvent avec force et richesse sur ce terroir mais il y profite
d'acidités élevées qui lui garantissent une belle fraicheur et une garde
importante.

Le Furstentum
Le vignoble autour de Katzenthal
Les sols autour du village sont de nature plus
argileuse que sur le Wineck-Schlossberg, avec des parties, en plaine, plus
sablonneuses, et sont souvent très précoces.

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Questions à Frédéric Bernhard
Sur votre site web, vous prônez une identité d’agriculture «
raisonnée » avec respect des sols sans vous identifier « bio » comme tel alors
que de nombreuses parcelles sont cultivées comme tel. Pensez-vous aujourd’hui
qu’aller vers une démarche encore plus bio est logique, programmée ou non ?
Oui, programmée et déjà entamée par la conversion progressive du
domaine dès le millésime 2010.
On sait l’alsacien fort attaché à sa terre et, à l’inverse des
nouveaux viticulteurs, comme certains dans le Languedoc, accrochée à celle-ci
depuis des générations, au point qu’il pourrait être facile de considérer
l’Alsace comme la patrie des viticulteurs les plus terriens. Vous
considérez-vous comme digne héritier de cette lignée ou pensez-vous que le
vignoble doit être envisagé aujourd’hui par une démarche plus intellectuelle ?
Plutôt terrien et
respectueux du travail de nos ancêtres, comme les Bourguignons…
L’association des Grands Crus d’Alsace a été marquée par des récents
débats houleux autour des appellations. Sans vous demander de vous positionner,
que pensez-vous de la complantation ?
Les grands vins peuvent
avoir un Nom et un Prénom...
En dehors des 4 cépages dits « nobles », avez-vous un petit coup de
cœur pour un autre?
Le Pinot Noir sur certains
terroirs calcaires, mais ceux-ci sont plus difficiles à valoriser pour ce
cépage
Pouvez-vous nous décrire vos impressions sur les trois derniers
millésimes, chez vous, au domaine, plus principalement pour 2009, dont, à
l’heure où ces lignes sont écrites, nous n’avons que peu de recul ?
2007 : précoce, beaux
équilibres, bonne garde, botrytis et concentration. Mention spéciale aux
Gewürztraminers.
2008 : très grand millésime de garde, tardif et frais, avec des raisins très
propres et denses. Deuxième millésime très ''Alsacien'' avec une mention
spéciale aux Rieslings.
2009 : plus de fruits, de rondeur, d’acidité tendre, et donc, des vins gourmands
et opulents, peu de botrytis. Mention spéciale aux Pinot Gris.
Une certaine augmentation de la demande du public favorise depuis
quelques années la production de vins structurés sur plus de sucres résiduels,
la résultante en étant la présence croissante de VT et SGN sur les tarifs des
viticulteurs de votre région. De votre côté, on associe souvent à vos vins, un
caractère très sec. Pensez-vous que l’on peut garder le respect de l’expression
du terroir en le travaillant à la fois pour les vins secs, VT, SGN et autres
voisins de glace ?
Oui, tout cela est
possible, mais attention à bien distinguer les genres. Effectivement, nous
essayons de trouver dans le style sec notre voie, notre style et nous tentons de
nous y tenir au maximum, quelles que soient les variations de la demande
générale.
Voyez-vous personnellement ces dernières années une évolution de la
clientèle ?
Oui nous avons plus de
clients œnophiles, de cavistes et d'importateurs qui demandent nos vins
spontanément.
Notre club, DCVD, a une forte appartenance au monde des forums de vins.
Etes-vous plus ou moins sensibles aux réactions face à vos vins, et ce par
rapport à la presse professionnelle ?
Oui, j’y suis plus que
sensible, même si je ne lis pas tout par faute de temps ; votre avis est
complémentaire à ceux des guides pros car vous êtes également acheteurs et
consommateurs, et aussi plus sensible à la notion de rapport Qualité/Prix.
Quelle serait pour vous, aujourd’hui, la plus belle reconnaissance à laquelle
vous aimeriez aspirer (encore ?)…
Peut-être que notre
production continue à être demandée à long terme, et notre style reconnu et
recherché.
C’est bien parti….
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Liste des vins dégustés
-
Sylvaner Katzenthal 2007
-
Riesling V/V 2006
-
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 1996
-
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 1999
-
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2004
-
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2006
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Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2007
-
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2008
-
Riesling Grand Cru Schlossberg 2006
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Riesling Grand Cru Schlossberg 2007
-
Riesling Grand Cru Schlossberg 2008
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Pinot Gris Grand Cru Furstentum 2002
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Pinot Gris Grand Cru Furstentum 2008
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Gewürztraminer Grand Cru Florimont 2005
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Gewürztraminer Grand Cru Florimont 2006
-
Gewürztraminer Grand Cru Florimont 2007
-
Gewürztraminer Grand Cru Mambourg 2005
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Gewürztraminer Grand Cru Mambourg 2006
-
Muscat VT 2005
-
Riesling VT "Jus de Jules" 2004
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Gewürztraminer Grand Cru Mambourg VT 2001
-
Pinot Gris SGN 2005
-
Gewürztraminer SGN 2005
Les vins n'ont pas été dégustés à l'aveugle mais dans un ordre qui se rapproche
de celui du domaine, à une température de 8-9 degrés, température extérieure du
moment. Chaque bouteille a été ouverte vers midi pour tester les défauts
éventuels avant d'être refermée par un bouchon de verre jusqu'au soir.
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BottcherP

Sylvaner Vignoble de Katzentahl 2007
(4,5 euros)
Belle robe jaune-vert très claire. Le nez est
intéressant, complexe avec des aromes de bonbon aux fruits d'abord, puis des
fruits plus citriques et de la poire. En bouche, on retrouve le côté citrique,
très appuyé par l'acidité droite et pure. Le vin est long, frais, très sec et
aromatiquement pur, très loin du côté variétal du cépage. A 4,5 euros, ce serait
un crime de s'en priver. Très Bien (14,5/20)

Riesling V/V 2006
(6 euros)
La robe est doré-clair, sans défauts. Le nez est
plus fermé, moins expressif que pour le sylvaner, puis à l'aération il parsur
des notes variétales citriques ainsi qu'un peu de fruits blanc et de floral. La
bouche est à nouveau très droite, marquée par l'acidité qui masque un peu trop
le fruit. Cela pourraît paraître aussi yun peu plus complexe, surtout que la
finale, assez courte est marqué un peu par l'amertume. Moyen. 13,5/20

Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 1996
(12 euros (anciennement 10)
Intéressant
de commencer la série des Wineck par un vin plus ancien, d'un beau millésime,
dans un style annoncé plus germanique. La robe est jaune-or sans l'impression
d'une évolution prononcée. Le nez est d'abord très fermé puis s'ouvre sur des
notes très citriques, puissantes et un côté viandeux. On sent transparaître la
fraicheur. L'acidité ouvre, porte et ferme la bouche comme un sabre affuté
donnant à ce vin une rectitude énorme et qui paraît au yeux de sa longueur,
indestructible. Si ce style semble avoir disparu du domaine et même de l'Alsace,
plusieurs dont moi (qui ne craignent pas le soufre) s'en délectent. Très Bien.
15/20
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 1999
(12 euros (anciennement 10)
La robe est
semblable au 96. Le nez est assez intense, plus sur l'orange et les agrumes
exotiques que sur le citron. On reçoit aussi une certaine chaleur. Bien que la
bouche paraisse encore droite, l'acidité est plus en retrait au profit d'une
certaine rondeur confortée par la présence tactile de résiduel. La finale qui en
résulte est un peu molle et plus courte Moyen. 12,5/20
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2004
(12 euros (anciennement 10)
La robe est jaune-vert clair, et aura cette
constance pour les trois millésimes suivant dégustés en Wineck. Le nez est net,
intense, avec une belle élégance hormis une toute petite pointe de verdeur
(gentiane). Il s'en dégage aussi beaucoup de minéralité. La bouche est fraiche
avec une acidité bien plus tranchante à nouveau tout cela en bel équilibre avec
le fruit et la salinité et cette fraicheur persiste sur la finale de façon très
vivace en faisant ressortir de beaux épices sur la longueur. Très Bien. 15,5/20
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2006
(12 euros (anciennement 10)
Le vin paraît d'abord fermé au nez qui lentement
s'ouvre sur des aromes citriques, floraux et un peu mentholés. En bouche, on
retrouve un bel équilibre entre le fruit et l'acidité sans perception tactile de
résiduel, ce qui est notable pour le millésime. La finale pourrait être plus
longue et est un peu perturbée par une pointe d'alcool et une structure un peu
asséchante. Bien+. 14/20
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2007
(12 euros (anciennement 10)
On passe à un millésime plus réussi avec 2007 et
c'est très perceptible. Le nez redouble d'intensité et on y retrouve les notes
d'agrumes et de menthe du 2004, renforcées ici et là par une touche de bonbons,
une toute petite pointe d'alcool et de la pierre. La bouche a de quoi réveiller
Horst Tappert (Inspecteur Derrick) tellement on en prend plein les papilles. De
l'acidité tranchante comme un sabre (presque perlante) aux aromes
citriques en passant par la salinité, la concentration est là, omniprésente,
sans pour autant manquer d'élégance et de finesse. Un très très beau vin. Ce vin
se goûte très sec, de plus. 17/20
Riesling Grand Cru Wineck-Schlossberg 2008
(12 euros)
Pour ce 2008, on prend le 2007 et on met un petit
exposant en plus. Tout s'exprime effectivement avec un plus, à commencer par le
nez, qui bien que jeune exprime les aromes du 2007, sans l'alcool toutefois,
mais avec une complexité inouïe avec des aromes supplémentaires de thé, de miel
et du floral. La bouche est gigantesque avec l'acidité à nouveau tranchante et
légèrement perlante, un fruit et de la salinité très présents, compacts. Ce
n'est pas un pic, c'est un roc!. La finale est somptueuse, dense et fraiche
promettant un tout grand avenir à ce très très grand vin sec. Et vu le prix,
cela paraît totalement incontournable. 18,5/20

Riesling Grand Cru Schlossberg 2006
(12 euros)
A la robe, on évolue un peu par rapport aux
Wineck, avec un jaune-or plus intense et une légère impression de gras plus
présent. A nouveau, sur les 3 millésimes considérés (06-07-08), on ne peut
qu'être frappé par l'uniformité de ces robes.
Le nez est d'abord fermé (comme pour le Wineck) puis il s'en va chercher des
aromes assez évolués, lactés, miellés et mentholés. C'est très plaisant. En
bouche, on retrouve moins d'harmonie et de complexité, parce que, si l'acidité
reste appréciable, on note une rondeur un peu chaude qui perturbe l'équilibre.
La longueur est aussi un cran en dessous, même si cela reste agréable
globalement. 14,5/20
Riesling Grand Cru Schlossberg 2007
(12 euros)
On repart sur un nez très intense, puissant avec
des notes lactées, fumées avec un côté viandeux, animal, du fruit, bref, une
grosse complexité. La bouche est droite, façonnée par l'acidité (un peu moins
tranchante que sur Wineck) qui maitrise le fruit et le résiduel pour donner un
vin frais et ample avec un volume de bouche qui paraît aussi plus important que
pour le Wineck. Sur la finale, très longue, on note plus de rondeur avec une
fine pointe de chaleur et d'amertume qui avec l'âge se fondront pour donner un
très beau vin. 16,5/20
Riesling Grand Cru Schlossberg 2008
(12 euros)
La robe est un peu plus claire que pour le 2007 et
au nez, on reprend les même aromes avec un fruit plus expressif et une densité
minérale plus notable. Equilibre, pureté et fraicheur sont à nouveau au
programme, avec ce petit plus du 2008 par rapport au 2007. La matière
structurale est en effet énorme en milieu, comme en fin de bouche avec la
salinité qui ne se discute pas et un relief de bouche presque tannique. Grand
vin de grande garde au programme. 17/20

Pinot Gris Grand Cru Furstentum 2002
(10 euros)
Ce vin était hélas marqué par du bouchon à
l'ouverture et même si celui-ci s'était largement effacé le soir, le nez et la
bouche manquaient de netteté et nous n'avons pas estimé cette bouteille.
Pinot Gris Grand Cru Furstentum 2008
(12 euros)
La robe est claire, jaune -vert et le nez est
puissant et frais avec des aromes plus exotiques de mandarine, de macédoine de
fruits jaunes avec un note d'orange amère. En bouche, on ressent un bel
équilibre avec un beau rapport entre l'acidité, le fruit et les sucres. Sur la
finale toutefois, le côté sucré a tendance à s'affirmer avec une amertume qui se
développe lentement. C'est bien mais a réserver à une cuisine asiatique, selon
moi. 14,5/20

Gewürztraminer Grand Cru Florimont 2005
(10 euros)
La robe est plus dorée que jaune sans un excès de
concentration. On retrouve celle-ci de façon très cohérente sur les millésimes
2006 et 2007. le nez est intense sur des notes beurrées et lactées d'abord, puis
on évolue sur des notes plus variétales de rose mais celles-ci sont tempérées
par une forte impression de terroir que, avec mon vocabulaire, j'appelle
perception de minéralité. Si fraicheur acide et fruits sont au programme surtout
sur le milieu de bouche pour donner un vin très plaisant, la finale dérive un
peu sur des vagues amères ou sucrées. Bien+. 14,5/20
Gewürztraminer Grand Cru Florimont 2006
(10 euros)
Le vin est d'abord fermé au nez puis celui-ci
s'ouvre sur des aromes variétaux, épicés, presque caramel, avec une netteté qui
perturbe un peu. En bouche, le vin paraît un peu passé, sans vigueur dans la
fraicheur et une finale trop courte, plate et sucraillonne. effet de millésime
ou défaut de bouteille; je préfère la seconde option, surtout que j'ai de
meilleurs souvenirs au domaine. 12,5/20
Gewürztraminer Grand Cru Florimont 2007
(10 euros)
Ce nez-ci est nettement plus complexe, moins
variétal et plus sur le floral et le minéral avec une belle finesse aromatique à
peine perturbée par une petite invasion d'alcool. La bouche est plus fraiche,
plus équilibrée, sapide et saline avec du fruit et nettement moins de sucre et
d'amertume sur la finale, bien longue aussi. J'aime vraiment beaucoup et je
trouve ce vin idéal, dès maintenant, pour un apéritif. 16/20

Gewürztraminer Grand Cru Mambourg 2005
(13 euros)
Passage à un terroir plus marquant généralement
que le Florimont. La robe est un ton de concentration au-dessus, toujours dans
la gamme du doré clair. Le nez est agréable, riche et varié avec des mandarines
et d'autres petit fruits, des notes de café et le variétal très en retrait. Une
pointe d'alcool vient s'ajouter à cette fort belle exubérance. La bouche est
équilibrée avec une tension perceptible mais pas dominante. On n'a pas une
grosse perception tactile de résiduel et je trouve la finale très classe, si ce
n'est des amers un peu envahissants sur la fin. A nouveau, un très beau vin,
nettement plus accompli que le Florimont. 16,5/20
Gewürztraminer Grand Cru Mambourg 2006
(13 euros)
Ce vin est le dernier gewurztraminer de la gamme
des vins secs de la soirée. Par rapport au 2005, il semble avoir subi de plein
front les assauts du millésime, chaleur estivale et humidité sur les vendanges.
Le résultat est tant au nez qu'en bouche quelque chose de bien trop souple pour
rivaliser avec le 2005, tant sur la structure que sur la tension. Très moyen.
12,5/20

Muscat VT 2005
(50 cl - 20 euros)
Petit détour par un vin qui nous avait "accroché"
au domaine, Jehan et moi, pour commencer les "sucres". La robe est très claire,
plus verte que jaune. Le nez confirme d'emblée notre impression de l'été passé
avec une splendide finesse, des aromes aériens de violette et de muscat
croquant. La bouche est tendue à l'attaque, puis équilibrée, complexe sur le
fruit, avec des épices qui se marquent sur la très belle finale avec des
équilibres de sucres qui font plus penser à un vin de glace frais qu'à une vrai
VT, fraicheur qui apporte beaucoup de sapidité. a ne pas rater si vous passez au
domaine. 16,5/20 et Coup de Cœur.

Riesling VT "Jus de Jules" 2004
(50 cl -15 euros)
Ce vin a été nommé ainsi pour célébrer la
naissance du petit Jules en 2004. La robe est jaune-or assez clair. Le nez est
riche, pur et complexe, comme souvent sur les riesling en VT, avec de beaux
aromes de pomme, d'orange et de mandarine. L'attaque de bouche est vivace, mais
le vin semble un peu étroit. Si les sucres ne débordent jamais, seule la
fraicheur marque le vin et la finale paraît asse courte. C'est bien mais on
aurait espéré un peu plus de densité et de longueur. 14/20
Gewürztraminer Grand Cru Mambourg VT 2001
(50 cl -15 euros)
On s'attendait à un grand vin sur un beau
terroir et un grand millésime. En finale, on est déçu parce que le vin est trop
marqué par les sucres, l'amer, la faiblesse de la longueur et surtout la
fraicheur en retrait. On a peut-être mal compris ce vin , on commençait à
fatiguer, il est vrai, mais l'avis objectif de Frédéric m'intéresse sur ce
coup-là ! 12,5/20

Pinot Gris SGN 2005
On monte d'un échelon dans la sucrosité avec ce
premier "Grain Noble". Si le nez est plus complexe que le vin précédent avec un
lacté botrytisé intéressant sans fadeur du champignon, la bouche manque de
vivacité et le sucre domine trop la finale. Les prédiabétiques apprécieront.
14/20

Gewürztraminer SGN 2005
L'enfant se présente mieux avec une robe bien
dorée, grasse mais nette. Le nez aussi assure plus de netteté bien qu'un peu de
volatile est présent. Des aromes de fruits croquants se dégagent tant au nez
qu'en bouche, très sur la mandarine, le variétal est pratiquement absent et la
bouche ne manque pas de fraicheur pour assurer une belle longueur à ce vin. Très
bien, même si ce n'est pas ce type de vin que je recherche particulièrement.
Conclusions
La réputation du domaine de faiseur de vin secs
fins et précis, surtout sur les Rieslings est loin d'être galvaudée, et si les
Schlossberg sont marqués plus par l'amplitude tout en gardant de la fraicheur et
de la longueur, c'est aux Rieslings Wineck-Schlossberg que vont mes louanges.
Ces vins sont purs, droits et longs, rafraichissants dans les beaux millésimes
et d'une très belle salinité. Au prix où ils sont commercialisés, il serait
criminel de passer à côté. Si j'ai eu moins facile avec les pinots gris, secs,
VT ou SGN, je trouve que les Gewürztraminer s'en tirent avec les honneurs, avec
souvent plus de terroir que de variétal, et c'est tant mieux. Je ne voudrais pas
oublier le sylvaner dont je regrette de ne pas l'avoir incorporé à notre
marathon de juin sur ce cépage et puis... il y a ce muscat VT dont mes papilles
frétillent encore et qui me permet de croire que le domaine peut assurer autant
de maitrise sur les sucres que sur les secs.
Je dirais pour finir que la majorité des vins, surtout les secs sont à l'image
de cette famille, tout en accueil, charme, finesse et élégance. J'ai hâte d'y
retourner, mais cela personne ne l'ignore !
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Jehan
Le domaine excelle dans les vins
secs, avec un style épuré, assez mûr et très fin. Les
expressions de leurs 2 terroirs en rieslings sont bien
marquées, avec une belle évolution vers "autre chose"
depuis quelques années.
J'ai un véritable coup de cœur
pour son Wineck-Schlossberg, dont le millésime 2008 me
semble promis à un avenir vraiment radieux (quelle
acidité, quelle race!) et j'ai également un faible pour
son sylvaner, qui est magnifique.
Petit bémol pour les VT et SGN,
auxquels je ne prête pas une complexité ni une classe
folle.
Voilà mes notes sur quelques vins dégustés ce jeudi :
Sylvaner 2007
Robe or très léger. Nez sur le bonbon acidulé, qui
évolue vers la poire bien mûre, un peu miellée, très
intéressant. En bouche, sensation de vin mûr tout en
étant vraiment très sec, avec une aromatique simple mais
nette. Bien+ (rapport Q/P excellent!)
Riesling Wineck-Schlossberg 1996
Le nez me fait un peu penser aux sous-bois, avec des
notes d'agrumes chauds. La bouche est typique des
rieslings allemands bâtis sur l'acidité. J'aime bien ce
type de vin, mais ce n'est pas d'une complexité folle,
et ce n'est pas (pour moi) le reflet d'un terroir. Je
suis ici en désaccord avec certains qui placent ce vin
en tête de la dégustation... (mais je répète, je trouve
ce vin très beau néanmoins).
Riesling Wineck-Schlossberg 2004
J'y retrouve quelque chose que je ressens souvent les
2004 : une acidité eet le sucre pas totalement intégré
en fin de bouche, mais sinon, un très beau vin. Le nez
sur les fruits jaunes se complexifie avec le temps. Le
vin se goûte assez sec, avec un beau coté salin. B++
Riesling Wineck-Schlossberg 2007
Nez ouvert, complexe, qui commence sur le bonbon avant
d'évoluer vers la pêche blanche et autres fruits
assortis. En bouche, le vin montre une acidité mûre et
très présente, avec une belle longueur très agréable!
L'aromatique est sur les zestes de citron, le citron et
un côté pamplemousse (?).
Riesling Wineck-Schlossberg 2008
Ce vin a un potentiel incroyable, avec un toucher de
bouche d'une classe folle pour les amateurs de rieslings
comme moi. Encore bien trop jeune, avec un CO2 bien
perceptible encore, le vin a une salinité folle et une
grande pureté sans aller non plus vers le strict.
Aromatiquement déjà bien ouvert. LE vin de la soirée.
Riesling Schlossberg (commentaire général)
Les Schlossberg, dans leur ensemble, montre un côté plus
rond que les Wineck, moins tendus. Les effets millésimes
sont bien raccords entre les Schlossberg et les Wineck,
avec plus d'arômes évoquant cette richesse (miellé,
etc..). Des vins plus accessibles, mais qui ne manquent
certainement pas de grâce, j'aime!
Gewurztraminer Mambourg 2005
Nez allant vers la mandarine, clémentine et pas mal de
floral. Il évite pourtant parfaitement l'écueil du
variétal avec pas mal de finesse dans les arômes. En
bouche, l'acidité est bien présente et tend un vin plein
en bouche, avec une complexité présente : mandarine,
épices chaudes, ... Belles longueur et de la classe :
j'adopte!!
Muscat VT 2005
Très belle VT que celle-ci. Je suis souvent amateur des
Muscats en surmaturité, pour leur côté aérien, et ce vin
n'y déroge pas, mais en plus il gagne en structure par
rapport à beaucoup. On y retrouve les arômes de raisin,
mais aussi de pâtes d'amande, d'épice et de violette
(influencé par Patrick? ^^). Bref, j'aime!
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Rodolf
Le programme était chargé pour
cette dernière dégustation de l'année 2009 . Pas moins de 23 flacons à déguster
au total. Je n'ai pas pris de notes précises sur chacun des vins.
Mes impressions d'ensemble:
Mon Podium de la soirée :
Riesling
Wineck-Schlossberg 1996 : Après aération le nez est
très expressif, sur des fruits bien mûrs et de type confiture d'orange, j'ai
senti aussi ce côté viandeux. La bouche se présente sur une belle structure,
droite, à la finalité saline et d'une très belle longueur. 17/20.
Muscat VT 2005 :
Nez bien net, élégant,
typé muscat et dominé par la violette. La bouche garde une belle finesse, on
retrouve des arômes plus fruités en milieu de bouche, finale tout en équilibre
et en fraîcheur. 17/20
Sylvaner 2007
: beaux arômes de fruits blancs, bouche bien équilibré, assez vive mais avec un
côté assez gourmand. (15/20)
Les "plus" :
Les 2008. Les trois vins goûtés
sur ce millésime étaient de très bons (Pinot Gris
Furstentum) à excellents (Rieslings Schlossberg et Wineck-Schlossberg).
Les Rieslings Schlossberg et
Wineck-Schlossberg 2007, excellents mais sans doutes un poil inférieurs à leurs
compères de 2008.
Le Gewürztraminer
Mambourg 2005. Pour moi, le meilleur des "gewürz" dégustés cette soirée.
Les "moins" :
Les 2006. Sur les 5 vins dégustés,
aucun ne m'a vraiment plu. En général, des vins qui m'ont procuré peu de plaisir
(manque d'expression, de complexité et de fraîcheur) .
Comme Jehan, excepté pour le
Muscat VT 2005, j'ai pas été emballé par les VT et les SGN.
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